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Actualités - Chronologie

Royaume-Uni Londres instaure un « examen de passage » pour les immigrants

Le gouvernement britannique va demander aux nouveaux immigrants de prendre des cours d’anglais, de prouver lors d’un examen leur connaissance des principes fondamentaux de la société britannique et de prêter allégeance à la reine pour être naturalisés. Le ministre de l’Intérieur David Blunkett, une étoile montante du New Labour, connu pour son franc-parler, a défendu ces mesures controversées devant les Communes jeudi, affirmant qu’elles aideraient à intégrer les nouveaux immigrants et à lutter contre le racisme. Des formations seront proposées aux nouveaux immigrants, combinant cours de langue et enseignements sur la société britannique. Les candidats à la nationalité devront passer un examen, qui ne sera pas une épreuve de haut niveau mais permettra d’apporter la preuve qu’ils ont une maîtrise basique de la langue de Shakespeare, suffisante pour répondre à quelques questions, écrites et orales. Ces nouvelles formalités sont dans l’intérêt des immigrants, selon M. Blunkett, puisqu’elles les aideront à s’intégrer dans la société et obtenir un emploi, à avoir accès aux services publics. Une cérémonie officielle sera organisée lors de la remise de la nationalité, afin de solenniser ce qui, dans la vie d’un individu, marque une étape importante, comme le mariage ou la sortie de l’université, qui donne lieu, dans les pays anglo-saxons, à une cérémonie de remise des diplômes en grande pompe. Le moment essentiel de cette cérémonie sera la prestation de serment à la reine et l’engagement à «respecter les droits et libertés du Royaume-Uni», «ses valeurs démocratiques», à «observer fidèlement ses lois» et à «remplir ses devoirs et obligations de citoyen britannique». Loin d’être une épreuve, ce doit être un moment de fête, marquant «l’accueil de nouveaux citoyens dans la communauté» britannique, selon M. Blunkett. «Lorsque les gens deviennent des citoyens britanniques, je veux que ce soit quelque chose à célébrer, pas seulement un morceau de papier arrivant dans une enveloppe brune en même temps que la facture de gaz», a commenté M. Blunkett. Le gouvernement entend par ces mesures favoriser l’intégration des immigrants et les inciter à abandonner des coutumes controversées comme l’excision des femmes, les mariages forcés ou la polygamie. Il entend décourager à terme les mariages arrangés, encore pratiqués notamment dans les communautés issues du sous-continent indien, importantes en Grande-Bretagne, indique le Livre blanc sur l’immigration, le droit d’asile et la nationalité publié jeudi. Après les violentes émeutes raciales qui ont secoué le Royaume-Uni au printemps et à l’été derniers, un rapport avait constaté que les différentes communautés vivaient en Grande-Bretagne dans des ghettos raciaux, résidant à quelques mètres les unes des autres sans communiquer. M. Blunkett avait été accusé de faire le jeu de l’extrême-droite en décembre, lorsqu’il avait évoqué pour la première fois l’idée de lier la naturalisation des étrangers à leur maîtrise de la langue anglaise. Accusée par les autres pays européens de laxisme à l’égard des réfugiés, parce qu’elle leur accorde des moyens de subsistance, la Grande-Bretagne a vu le nombre de demandeurs d’asile presque tripler en dix ans, s’établissant à 70 000 en 2000. Les immigrants clandestins sont estimés par certaines sources à 400 000 par an. Le Livre blanc, baptisé «Frontières solides, refuge sûr», veut faciliter l’immigration légale, tout en réprimant sévèrement l’immigration illégale et en luttant contre les mariages «blancs», estimés à 10 000 par an.
Le gouvernement britannique va demander aux nouveaux immigrants de prendre des cours d’anglais, de prouver lors d’un examen leur connaissance des principes fondamentaux de la société britannique et de prêter allégeance à la reine pour être naturalisés. Le ministre de l’Intérieur David Blunkett, une étoile montante du New Labour, connu pour son franc-parler, a défendu ces mesures controversées devant les Communes jeudi, affirmant qu’elles aideraient à intégrer les nouveaux immigrants et à lutter contre le racisme. Des formations seront proposées aux nouveaux immigrants, combinant cours de langue et enseignements sur la société britannique. Les candidats à la nationalité devront passer un examen, qui ne sera pas une épreuve de haut niveau mais permettra d’apporter la preuve qu’ils ont une maîtrise basique...