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Actualités - Chronologie

Amnesty dénonce les violations israéliennes des conventions internationales

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International (AI) a condamné hier certaines pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens, estimant qu’elles constituent des «atteintes à la convention de Genève». Amnesty a cité «l’utilisation par Israël d’armes causant des destructions massives, de bombes à guidage laser lâchées par des avions F-16 et les tirs de roquettes air-sol à partir d’hélicoptères de type Apache». L’organisation estime dans un communiqué que la destruction d’habitations et le bombardement d’infrastructures palestiniennes «constituent des violations des règles de la 4e convention de Genève» qui interdit toute punition collective et la destruction des biens sauf «nécessité absolue» pour des opérations militaires. Amnesty a également dénoncé l’usage par l’armée israélienne «d’obus à fléchettes tirés par des chars israéliens contre des régions de la bande de Gaza» et précise que «chaque obus de ce genre contient 5 000 fléchettes, chacune étant capable de tuer». Ces armes sont «totalement inappropriées dans l’une des zones à plus forte densité de population du monde» comme dans la bande de Gaza, ajoute le texte. «Il est inacceptable et illégal que sans avertissement, des chars et des bulldozers (israéliens) démolissent les habitations de centaines de familles palestiniennes, y compris de milliers d’enfants», ajoute le communiqué d’Amnesty. Ces démolitions sont «particulièrement dévastatrices» alors que 48 % de la population est au chômage et dépend des aides de l’Onu pour survivre, souligne Amnesty. L’organisation estime que ces actions, tout comme les bouclages ou les barrages israéliens, représentent une politique «de harcèlement et d’humiliation quotidiens» à l’égard de la population palestinienne. L’armée israélienne a procédé ces derniers mois à plusieurs opérations de démolition d’habitations palestiniennes, notamment le 10 janvier, date à laquelle des dizaines de maisons de Palestiniens ont été rasées par l’armée dans la bande de Gaza en représailles à un attentat du mouvement islamiste Hamas qui a coûté la vie à quatre soldats israéliens. Amnesty rappelle que «les meurtres délibérés, le traitement inhumain et les démolitions injustifiées constituent de graves violations de la 4e convention de Genève», soulignant que l’armée israélienne avait tiré à l’aveuglette à plusieurs occasions contre la population dans les territoires palestiniens. L’organisation condamne dans le même communiqué les attaques armées menées par des Palestiniens contre des civils israéliens et estime que l’Autorité palestinienne «doit arrêter tous ceux qui ont planifié ou mené des attaques armées». Amnesty relève cependant que fréquemment, «les personnes arrêtées n’ont pas accès à des avocats ou à leurs familles et semblent être détenues en dehors de tout cadre légal». Ces personnes ont «droit à un procès équitable», estime Amnesty.
L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International (AI) a condamné hier certaines pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens, estimant qu’elles constituent des «atteintes à la convention de Genève». Amnesty a cité «l’utilisation par Israël d’armes causant des destructions massives, de bombes à guidage laser lâchées par des avions F-16 et les tirs de roquettes air-sol à partir d’hélicoptères de type Apache». L’organisation estime dans un communiqué que la destruction d’habitations et le bombardement d’infrastructures palestiniennes «constituent des violations des règles de la 4e convention de Genève» qui interdit toute punition collective et la destruction des biens sauf «nécessité absolue» pour des opérations militaires. Amnesty a également dénoncé l’usage...