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Actualités - Chronologie

Les autorités françaises ont porté de rudes coups à l’ETA

En moins de cinq mois, policiers et gendarmes français ont porté de rudes coups à l’organisation séparatiste basque ETA dont une vingtaine de membres présumés ont été arrêtés dans le Sud-Ouest. La dernière opération en date, jeudi matin au Bouscat, près de Bordeaux (Gironde), a permis l’interpellation de six personnes, dont Angel Arrozpide Cruz, 44 ans, ancien membre du commando «Donosti» démantelé en 1998 et sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Les policiers de la division nationale antiterroriste (DNAT) et du SRPJ de Bordeaux agissaient sur commission rogatoire de juge parisien Laurence Le Vert, avec l’assistance du groupe d’intervention de la police nationale (GIPN). Considéré par les enquêteurs comme l’animateur d’une cellule de réserve de l’ETA dans son appartement du Bouscat, qu’il louait depuis un an, Arrozpide a été interpellé en même temps que cinq autres membres présumés de l’organisation, tous âgés de 25 à 35 ans, parmi lesquels une femme – probablement l’effectif d’un commando en cours de constitution. Sur place, les enquêteurs ont découvert trois pistolets-mitrailleurs, deux armes de poing, un fusil d’assaut et des dispositifs électroniques de mise à feu, ainsi que de l’argent liquide. Les policiers ont également perquisitionné jeudi dans un appartement d’Eysines, une commune voisine du Bouscat, où ils ont retrouvé 100 grammes de triolite, un explosif habituellement utilisé par l’ETA. Cette opération est survenue après la découverte samedi dernier d’une cache à Serres-Castet, dans la banlieue de Pau (Pyrénées-Atlantiques), où les policiers ont retrouvé un véritable arsenal dont plus de 700 kilos de dynamite provenant d’un vol d’explosifs à Plevin (Côtes-d’Armor) en septembre 1999 ainsi que des documents qui semblent précieux pour la lutte contre l’organisation basque. Le 23 janvier, au cours d’un contrôle de routine à Souprosse, dans les Landes, les gendarmes avaient interpellé Alberto Rey Domercq, alias «Beto», mais un deuxième etarra présumé avait réussi à prendre la fuite. Série d’arrestations Le 6 décembre, trois autres membres présumés de l’organisation avaient été interpellés par les gendarmes près d’Auch, dans le Gers, après une course-poursuite et des échanges de coups de feu. Nerea Garaizar San Martin, 25 ans, recherchée pour avoir appartenu à deux commandos en Aragon et en Galice, Gabriel Saez Totoricagena, 40 ans, ancien membre du commando «Vizcaya», et Inaki Lizundia Alvarez, 30 ans, blessé dans la fusillade, avaient été arrêtés. Six jours plus tard, toujours à Auch, quatre autres etarras présumés étaient interpellés dans une maison servant de cache d’armes et de centre de formation aux jeunes recrues de l’ETA. Juan Carasatorre Aldaz, dit «Zapata», 40 ans, ancien membre du commando «Donosti» et soupçonné d’avoir participé à quatre assassinats en Espagne, et José Ramon Lete Alberdi, alias «Mikel», recherché notamment pour sa participation à une tentative d’attentat contre le roi Juan Carlos en 1995, étaient tombés dans ce coup de filet. Deux femmes, Laurentxa Beyrie, une Française de 26 ans, passée dans la clandestinité en 2000, et Miren Aintzana de Orcologa Etxaniz, 46 ans, constituaient avec eux un commando de réserve qui, selon les autorités espagnoles, devait passer aux actes quelques jours plus tard. Le 9 octobre, Bixente Goïcoetchea Barandiaran, dit «Willy», 41 ans, ancien numéro 2 de l’ETA et qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international, et sa compagne, Muriel Lucantis, une Française de 28 ans originaire de la banlieue bordelaise, avaient été interpellés à Bourréac, près de Tarbes (Hautes-Pyrénées). Enfin, le 23 septembre, c’est la logistique de l’organisation séparatiste qui avait été ébranlée par l’arrestation à Dax dans les Landes d’Asier Oyarzabal Chapartegui, dit «Baltza», 30 ans, son chef présumé, en compagnie de deux jeunes femmes, Oihane Erazquib Galdos, alias «Zapa», 28 ans, et Maria Dolores Lopez Resina, dite «Lola», 40 ans, considérées par les enquêteurs comme des «dures» du mouvement. Ce même jour, mais hors du Sud-Ouest, Didier Aguerre, un Français de 25 ans, était arrêté dans la Loire en compagnie d’un autre membre présumé de l’ETA. La liste aurait pu être plus longue si à deux reprises au mois de novembre, à Sauvagnon et à Monein, près de Pau, les etarras n’avaient pas tiré sur les gendarmes, blessant sérieusement deux d’entre eux.
En moins de cinq mois, policiers et gendarmes français ont porté de rudes coups à l’organisation séparatiste basque ETA dont une vingtaine de membres présumés ont été arrêtés dans le Sud-Ouest. La dernière opération en date, jeudi matin au Bouscat, près de Bordeaux (Gironde), a permis l’interpellation de six personnes, dont Angel Arrozpide Cruz, 44 ans, ancien membre du commando «Donosti» démantelé en 1998 et sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Les policiers de la division nationale antiterroriste (DNAT) et du SRPJ de Bordeaux agissaient sur commission rogatoire de juge parisien Laurence Le Vert, avec l’assistance du groupe d’intervention de la police nationale (GIPN). Considéré par les enquêteurs comme l’animateur d’une cellule de réserve de l’ETA dans son appartement du Bouscat,...