Le « Wall Street Journal » répond aux ravisseurs de Daniel Pearl
le 31 janvier 2002 à 00h00
Le Wall Street Journal a répondu aux ravisseurs au Pakistan de son correspondant Daniel Pearl, en assurant que le journaliste n’a jamais travaillé pour la CIA et en leur demandant de le libérer rapidement. «Je voudrais œuvrer avec vous pour obtenir rapidement la libération de Danny», écrit le directeur du journal Paul Steiger dans sa réponse adressée par courrier électronique. Daniel Pearl, 38 ans, correspondant du Wall Street Journal basé à Bombay, a disparu mercredi dernier dans la grande ville portuaire de Karachi, dans le sud du Pakistan, après avoir déclaré à sa femme qu’il allait interviewer le leader d’un groupe islamiste à Lahore (est du Pakistan). Un groupe peu connu appelé «Mouvement national pour la restauration de la souveraineté pakistanaise» a affirmé avoir enlevé le journaliste. Ce groupe a déclaré détenir Daniel Pearl dans un e-mail contenant des photos du journaliste en captivité, dont l’une le montre avec un pistolet sur la tempe. Ses ravisseurs ont affirmé que Pearl était «un officier de la CIA ... qui se prétendait journaliste», en dénonçant les mauvais traitements infligés par les États-unis aux prisonniers d’Afghanistan du Pakistan détenus à Cuba. Selon ce message, cité par le Wall Street Journal, le journaliste est détenu «dans des conditions très inhumaines tout fait similaires à celles dans lesquelles des Pakistanais et des ressortissants d’autres pays étrangers sont détenus à Cuba par l’armée américaine». «(Pearl) n’a jamais travaillé pour la CIA ou à quelque titre que ce soit pour le gouvernement américain», assure également Paul Steiger. Pour sa part, l’agence de renseignement américaine (CIA), de façon très inhabituelle, a démenti fermement lundi que Daniel Pearl soit un de ses agents. «Vous devriez savoir que Danny a une femme. Qu’elle est Française et elle aussi journaliste. Qu’elle est enceinte de six mois de son premier enfant. Je veux que vous sachiez qu’elle est extrêmement angoissée de la situation de Danny. Elle souhaite que vous puissiez comprendre que de continuer à détenir Danny ne changera pas la politique du gouvernement américain et ne vous permettra pas de réaliser vos objectifs». Marianne Pearl s’est rendue au Pakistan après la disparition de son mari. «Danny Pearl n’a pas la capacité de changer les politiques du gouvernement américain ou du gouvernement du Pakistan. Pas plus que moi. C’est pourquoi je vous demande de relâcher Danny, pour qu’il puisse rentrer chez lui sain et sauf pour retrouver sa femme et son futur bébé», poursuit Paul Steiger. La police pakistanaise a annoncé mardi avoir intensifié ses recherches pour retrouver le journaliste, et une équipe du FBI américain s’est jointe lundi à l’enquête.
Le Wall Street Journal a répondu aux ravisseurs au Pakistan de son correspondant Daniel Pearl, en assurant que le journaliste n’a jamais travaillé pour la CIA et en leur demandant de le libérer rapidement. «Je voudrais œuvrer avec vous pour obtenir rapidement la libération de Danny», écrit le directeur du journal Paul Steiger dans sa réponse adressée par courrier électronique. Daniel Pearl, 38 ans, correspondant du Wall Street Journal basé à Bombay, a disparu mercredi dernier dans la grande ville portuaire de Karachi, dans le sud du Pakistan, après avoir déclaré à sa femme qu’il allait interviewer le leader d’un groupe islamiste à Lahore (est du Pakistan). Un groupe peu connu appelé «Mouvement national pour la restauration de la souveraineté pakistanaise» a affirmé avoir enlevé le journaliste. Ce groupe a...
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