Karzaï demande à l’Onu une extension du mandat de l’Isaf (PHOTO)
le 31 janvier 2002 à 00h00
Le chef du gouvernement intérimaire afghan, Hamid Karzaï, a demandé hier aux Nations unies d’étendre le mandat de la force internationale en Afghanistan et assuré la communauté internationale qu’il ne laisserait pas la corruption s’installer dans son pays. De très importantes mesures de sécurité avaient été mises en place au siège des Nations unies pour la visite du dirigeant afghan qui doit également visiter «ground zero», le site des tours jumelles du World Trade Center détruites le 11 septembre dernier. Le dirigeant afghan a, une nouvelle fois, répété solennellement devant le Conseil de sécurité qu’il souhaitait une extension du mandat de la Force internationale d’assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf). «Nous espérons que vous autoriserez une extension du mandat» de la force, a demandé le dirigeant afghan soulignant que «la sécurité est le fondement de la paix, de la stabilité et de la reconstruction économique». M. Karzaï a également remercié «pour son engagement financier initial» la communauté internationale qui a mobilisé cinq milliards de dollars sur cinq ans pour la reconstruction de l’Afghanistan. «Nous ne permettrons pas que le fléau de la corruption vole notre peuple de la possibilité d’édifier une vie prospère», a-t-il assuré, et l’aide sera utilisée «efficacement et de manière transparente». Mis en place pour six mois en décembre dernier, le mandat de la force – 2 000 hommes actuellement et 4 500 d’ici à la fin février – encadrée par la Grande- Bretagne, est limité à «offrir assistance pour le maintien de la sécurité à Kaboul et ses environs». Son accroissement en effectifs – le chiffre de 35 000 hommes a été avancé – et son extension aux autres villes afghanes ainsi qu’aux principaux axes routiers du pays où le banditisme récurrent compromet la distribution de l’aide alimentaire est demandé aussi bien par les dirigeants afghans que certains dirigeants des Nations unies. Le Conseil de sécurité et notamment ses membres permanents sont cependant réticents à tout engagement militaire à long terme des Nations unies faisant valoir que la population afghane ne voit pas d’un bon œil la présence durable sur son sol d’une force étrangère quelle qu’elle soit ainsi que le coût d’une telle opération. La Grande-Bretagne, qui assure le commandement de l’Isaf, a déjà fait savoir qu’elle s’en retirerait au bout de trois mois et la France, qui y a affecté prés de 400 soldats, a annoncé qu’elle ferait de même. À propos de la drogue, dont l’Afghanistan est l’un des principaux producteurs mondiaux, le chef de l’administration intérimaire a assuré de «sa détermination à réduire et supprimer la culture du pavot». «Nous avons pris un décret bannissant cette culture», a-t-il rappelé, et «nous espérons que la coopération internationale nous permettra de mettre en place une stratégie permettant de faire face à ce sérieux problème». M. Karzaï a également annoncé espérer le retour des quelque cinq millions de réfugiés afghans. «Nous espérons toutefois, a-t-il indiqué, que nos voisins nous aideront à mettre en place un programme de retour ordonné et graduel».
Le chef du gouvernement intérimaire afghan, Hamid Karzaï, a demandé hier aux Nations unies d’étendre le mandat de la force internationale en Afghanistan et assuré la communauté internationale qu’il ne laisserait pas la corruption s’installer dans son pays. De très importantes mesures de sécurité avaient été mises en place au siège des Nations unies pour la visite du dirigeant afghan qui doit également visiter «ground zero», le site des tours jumelles du World Trade Center détruites le 11 septembre dernier. Le dirigeant afghan a, une nouvelle fois, répété solennellement devant le Conseil de sécurité qu’il souhaitait une extension du mandat de la Force internationale d’assistance pour la sécurité en Afghanistan (Isaf). «Nous espérons que vous autoriserez une extension du mandat» de la force, a demandé...
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