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FOOTBALL - Liberia : c’était la « der » de Weah

De Monrovia à Motpi en passant par Paris et Milan : l’une des légendes du football africain, George Weah, a fait ses adieux à la sélection du Liberia lundi avec une courte défaite contre le Nigeria (1-0) qui signe l’élimination de la Lone Star en Coupe d’Afrique des nations (CAN 2002) au Mali. «J’arrête après la CAN», avait indiqué le capitaine-entraîneur-buteur du Liberia il y a quelques jours, quand son équipe avait encore la possibilité de se qualifier. À l’occasion, grand argentier de son équipe, Weah, 35 ans, s’estimait bien mal récompensé de son dévouement à la cause nationale par le gouvernement de son pays, qu’il accusait de ne pas avoir donné un centime à la sélection pour la CAN 2002. «Je joue pour l’équipe nationale depuis 1986. Ça fait long pour tout le monde et j’ai donné tout ce que j’ai pu», déclarait lundi Weah, qui avait laissé entendre qu’il ne se sentait plus en sécurité dans son propre pays. C’est donc à Mopti, à quelque 650 kilomètres au nord de Bamako, qu’il a fait son dernier tour de piste. Au coup de sifflet final, l’ex-Ballon d’or, actuellement en préretraite à al-Jazira (Émirats arabes unis), a salué les 7 000 spectateurs avant de tirer sa révérence. «Cette fois, c’est bien fini, a-t-il ensuite déclaré à la presse. Cela a été un grand match pour une dernière sortie. J’aurais bien sûr voulu gagner, mais je suis content et fier de l’équipe». Espoirs et frustrations Il y a de quoi. Tous ses équipiers ont essayé de prolonger la fête contre l’ogre du Nigeria. Le gardien Louis Crayton a arrêté un penalty en début de rencontre, avant le fatal but de Julius Aghahowa, 20 ans et nouvelle étoile montante du football africain. Weah peut aussi se sentir un peu déçu. Pour le Liberia, la saison 2001-2002 aura été celle de tous les espoirs et de toutes les frustrations. À la CAN, la Lone Star a encaissé deux buts dans les dernières minutes contre le Mali (1-1) et l’Algérie (2-2). Les équipiers de George ont aussi manqué d’un cheveu la qualification pour le Mondial 2002, là encore au profit du Nigeria. Mister George espère qu’il ne laissera pas un champ de ruines derrière lui : «J’espère qu’ils pourront continuer sans moi à l’avenir. L’équipe a parcouru beaucoup de chemin au cours de ces dernières années et cela serait honteux d’en rester là». Comme Maradona en Argentine, Weah espère aussi qu’en signe d’hommage, la Fédération libérienne retirera de la circulation le numéro 14 qui a été le sien en sélection nationale : «Je n’ai pas à dicter le comportement de quiconque, mais c’est quelque chose que j’apprécierais. J’ai porté ce maillot pendant 15 ans et cela signifie beaucoup pour moi».
De Monrovia à Motpi en passant par Paris et Milan : l’une des légendes du football africain, George Weah, a fait ses adieux à la sélection du Liberia lundi avec une courte défaite contre le Nigeria (1-0) qui signe l’élimination de la Lone Star en Coupe d’Afrique des nations (CAN 2002) au Mali. «J’arrête après la CAN», avait indiqué le capitaine-entraîneur-buteur du Liberia il y a quelques jours, quand son équipe avait encore la possibilité de se qualifier. À l’occasion, grand argentier de son équipe, Weah, 35 ans, s’estimait bien mal récompensé de son dévouement à la cause nationale par le gouvernement de son pays, qu’il accusait de ne pas avoir donné un centime à la sélection pour la CAN 2002. «Je joue pour l’équipe nationale depuis 1986. Ça fait long pour tout le monde et j’ai donné tout ce...