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Argentine Les institutions internationales sont prêtes à donner un coup de pouce

Les institutions financières internationales ont manifesté leur volonté d’aider l’Argentine à surmonter la crise économique et sociale qui la paralyse alors que le nouveau ministre argentin des Affaires étrangères, Carlos Ruckauf, effectue une visite à Washington. Les dirigeants de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement (BID) et du Fonds monétaire international (FMI) se sont réunis au siège du FMI à Washington pour discuter de l’Argentine, ravagée depuis plusieurs mois par une crise économique, sociale et politique. Dans un communiqué conjoint, Enrique Iglesias (BID), Horst Koehler (FMI) et James Wolfensohn (BM) ont exprimé «leur profonde préoccupation face à la poursuite de la crise économique et sociale en Argentine» et réaffirmé «la disposition du FMI, de la Banque mondiale et de la BID à aider le peuple argentin à surmonter les énormes défis auxquels il doit faire face». La mesure la plus concrète est la disposition de la BM et de la BID à accélérer le versement de leurs prêts déjà consentis à Buenos Aires, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’alimentation. Ces prêts s’élèvent pour la période 2001/2003 à environ 5 milliards de dollars, répartis également entre ces deux institutions, dont environ 2 milliards au total sont disponibles rapidement. Le FMI s’est affirmé prêt «à continuer à travailler rapidement avec les autorités argentines pour définir et formuler un programme économique solide et exhaustif pour surmonter la crise», précisant qu’il est disposé à le soutenir financièrement. L’un des plus importants «techniciens» du FMI, Claudio Loser, directeur de son département pour les Amériques, va se rendre dès cette semaine à Buenos Aires pour aider les autorités argentines à élaborer leur nouveau programme économique. Le FMI avait engagé l’année dernière un programme de soutien d’environ 14 milliards de dollars. Mais ses versements ont été suspendus en décembre en raison de l’incapacité du gouvernement de l’ex-président Fernando de la Rua à atteindre les objectifs économiques fixés. Le nouveau gouvernement d’Eduardo Duhalde, entré en fonctions début janvier, veut renouer le dialogue avec les institutions internationales et les États-Unis, passablement mis à mal par la crise. Son ministre des Affaires étrangères, Carlos Ruckauf, se trouve actuellement à Washington, où il devait rencontrer mardi notamment le secrétaire d’État Colin Powell et le secrétaire au Trésor Paul O’Neill. Ce dernier s’est fait remarquer par son langage particulièrement dur vis-à-vis de Buenos Aires ces derniers mois. Mais aucune rencontre n’est prévue avec des responsables de la Banque mondiale ou du Fonds, a-t-on appris auprès de leurs porte-parole. Buenos Aires souhaite obtenir du FMI un soutien de l’ordre de 15 à 20 milliards de dollars pour son nouveau plan économique, mais ne pourra y parvenir sans un appui des États-Unis, principal contributeur de cette institution. Depuis la suspension en décembre des versements au titre du précédent programme, les données ont considérablement changé. Le peso argentin a été fortement dévalué, la priorité est de faire repartir rapidement la croissance de l’économie et non plus d’atteindre un hypothétique déficit budgétaire zéro. Le FMI a fait il y a deux semaines un premier geste de bonne volonté en acceptant de reporter le remboursement de 933 millions de dollars dus en janvier sur la dette totale de 4,8 milliards de dollars que l’Argentine doit rembourser à cette institution en 2002.
Les institutions financières internationales ont manifesté leur volonté d’aider l’Argentine à surmonter la crise économique et sociale qui la paralyse alors que le nouveau ministre argentin des Affaires étrangères, Carlos Ruckauf, effectue une visite à Washington. Les dirigeants de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement (BID) et du Fonds monétaire international (FMI) se sont réunis au siège du FMI à Washington pour discuter de l’Argentine, ravagée depuis plusieurs mois par une crise économique, sociale et politique. Dans un communiqué conjoint, Enrique Iglesias (BID), Horst Koehler (FMI) et James Wolfensohn (BM) ont exprimé «leur profonde préoccupation face à la poursuite de la crise économique et sociale en Argentine» et réaffirmé «la disposition du FMI, de la Banque mondiale et...