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L’impact macroéconomique d’une dépréciation

Dans une petite économie ouverte et en sous-emploi comme l’économie libanaise, le financement du déficit extérieur ou du moins son maintien par les instruments traditionnels de la politique économique apparaît difficile. Dans ces conditions, l’alternative reste toujours la tentation d’une dévaluation/dépréciation qui apparaît autant comme un instrument de politique macroéconomique que de politique commerciale extérieure. Dans ce cas, une dévaluation se traduit par une augmentation du taux de change et donc des prix étrangers en monnaie nationale. Elle défavorise donc les importations et réduit le déficit. Elle entraîne de surcroît une réduction du taux de salaire nominal et exerce un effet favorable sur l’emploi et, par conséquent, sur les prix et l’activité économique. Elle encourage donc les exportations et conduit à la résorption des déficits extérieurs. L’effet macroéconomique d’une dévaluation dépend étroitement de la politique économique menée par ailleurs. Si l’objectif principal est de résorber un déficit extérieur, la dévaluation doit s’accompagner d’une politique de rigueur monétaire et salariale à défaut de quoi les effets favorables sont réduits tandis que son impact inflationniste est accentué. Adoptées simultanément, l’accommodation monétaire et l’indexation salariale annuleraient totalement les effets réels de la dévaluation. On retrouverait les niveaux initiaux de l’emploi et du solde extérieur, l’ensemble des prix s’étant élevés proportionnellement.
Dans une petite économie ouverte et en sous-emploi comme l’économie libanaise, le financement du déficit extérieur ou du moins son maintien par les instruments traditionnels de la politique économique apparaît difficile. Dans ces conditions, l’alternative reste toujours la tentation d’une dévaluation/dépréciation qui apparaît autant comme un instrument de politique macroéconomique que de politique commerciale extérieure. Dans ce cas, une dévaluation se traduit par une augmentation du taux de change et donc des prix étrangers en monnaie nationale. Elle défavorise donc les importations et réduit le déficit. Elle entraîne de surcroît une réduction du taux de salaire nominal et exerce un effet favorable sur l’emploi et, par conséquent, sur les prix et l’activité économique. Elle encourage donc les...