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Vie politique Hoss se déchaîne contre le processus des nominations

L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a violemment critiqué hier le processus des nominations telles qu’approuvées avant-hier en Conseil des ministres. Se déchaînant contre les n°2 et 3 de l’État – et plus particulièrement contre Nabih Berry. «Il est désormais clair – et le ministre du Travail a corroboré cela – que les nominations qui ont été décrétées par le Conseil des ministres avant-hier n’ont été décidées qu’après une série de réunions quasi quotidiennes entre le Premier ministre et le président de la Chambre. Ces nominations ont ainsi été le fruit d’un accord entre eux, et l’expression d’une immixtion flagrante du chef du Législatif dans les décisions de l’Exécutif. Et cela s’est certainement fait au détriment de la présidence du Conseil. Ainsi, le pouvoir recommence à suivre la règle suivante : le partage et le clientélisme. Et adieu le principe de la séparation des pouvoirs», s’est écrié Sélim Hoss. Un principe sans lequel il n’y a pas de pratique démocratique. «Encore faut-il que le système libanais comporte un quelconque reste de démocratie», a-t-il ironisé, mi-figue, mi-raisin. «Ce gouvernement n’hésite pas à faire fi de ses responsabilités pour répondre à des desiderata politiques, faire plaisir aux uns et aux autres. Nous avons pu apprécier, avec ces nominations, où et comment se rejoignent les intérêts des gens du pouvoir. Sauf que l’on ne sait toujours pas quelle part à été dévolue, dans leurs calculs, à l’intérêt public», a conclu l’ancien Premier ministre. La réaction du clan Berry ne s’est pas fait attendre. Le député Ali Hassan Khalil a fait bref, et fort : «Nous pouvons témoigner qu’au cours (du mandat Hoss), il n’y a eu aucune participation de ce gouvernement dans quelque décision que ce soit», a-t-il asséné.
L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a violemment critiqué hier le processus des nominations telles qu’approuvées avant-hier en Conseil des ministres. Se déchaînant contre les n°2 et 3 de l’État – et plus particulièrement contre Nabih Berry. «Il est désormais clair – et le ministre du Travail a corroboré cela – que les nominations qui ont été décrétées par le Conseil des ministres avant-hier n’ont été décidées qu’après une série de réunions quasi quotidiennes entre le Premier ministre et le président de la Chambre. Ces nominations ont ainsi été le fruit d’un accord entre eux, et l’expression d’une immixtion flagrante du chef du Législatif dans les décisions de l’Exécutif. Et cela s’est certainement fait au détriment de la présidence du Conseil. Ainsi, le pouvoir recommence à...