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Actualités - Analyse

La physionomie des marchés Résistance de l’euro après les déclarations de Greenspan

L’euro est parvenu à se stabiliser face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux, faisant preuve d’une certaine résistance face aux propos rassurants du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan, qui a relevé des signes d’amélioration de l’économie aux États-Unis. L’euro s’est tout d’abord affaibli hier, alors que le marché attendait le discours de Greenspan devant la commission bancaire du Sénat américain, les investisseurs tablant sur des propos plus optimistes que précédemment. Mais malgré la tonalité plutôt positive du discours d’Alan Greenspan, l’euro a fait preuve d’une grande résistance, regagnant une partie du terrain qu’il avait perdu en Europe dans la matinée. Certes, les opérateurs ont acheté sur la rumeur et vendu sur le fait, selon l’adage boursier. Le président de la Fed s’est montré moins réservé hier sur les perspectives de reprise que dans la précédente intervention du 11 janvier à San Fransisco. Il n’a pas dit comme il l’avait fait alors que malgré les indices positifs «l’économie devait faire encore face à des risques importants». «Il y a des signes récemment que certaines des forces qui restreignaient l’économie l’an dernier diminuent et que l’activité commence à se raffermir», a finalement déclaré M. Greenspan. Mais il a aussi estimé que la reprise économique «ne serait pas aussi rapide que l’attendaient les marchés». Selon les analystes de marché, beaucoup de gens s’attendaient à ce qu’Alan Greenspan modifie de façon substantielle ce qu’il avait dit précédemment, mais en fait il n’y avait pas beaucoup de changements, ce qui a en fait soutenu l’euro. Le dollar a par ailleurs bénéficié d’un recul inattendu des nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 15 000 pour se chiffrer à 376 000 au cours de la semaine achevée le 19 janvier, soit leur niveau le plus bas depuis la semaine close le 28 juillet 2001, alors que les analystes tablaient sur une hausse de ces demandes. Mais des nouvelles faisant état d’achats d’euros par la Bundesbank ont permis de freiner le déclin de la monnaie européenne face au dollar, entravant aussi son mouvement ascensionnel contre le yen, dans l’attente de nouveaux commentaires de la part des pays asiatiques lésés de l’accès de faiblesse de la devise nippone. Compte tenu de toutes ces considérations, et eu égard aussi à la déclaration faite hier par le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, qui a relevé des «signes croissants d’une reprise» tout en soulignant la «nécessité d’un plan global de relance économique» en raison des nuages pesant toujours sur les perspectives de croissance, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton indécis comme suit : – 0,8765 pour un euro contre 0,8785, la veille – 1,4225 pour un sterling contre 1,4240 – 1,6770 FS contre 1,6715 – 1,6040 dollar canadien contre 1,6020 – 134,80 yens contre 134,50. Les marchés boursiers américains toujours bien orientés Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières sont parvenus à maintenir leurs gains, après les déclarations du président de la Fed, qui a constaté des signes d’amélioration de l’économie, et du porte-parole de la Maison-Blanche qui a évoqué la nécessité d’un plan de relance. Après ses propos, Alan Greenspan s’est toutefois empressé d’ajouter que la reprise économique ne se produira pas aussi vite que les marchés l’attendent, dans le but probablement d’éviter une progression trop rapide des valeurs boursières. Mais la cote américaine a été également soutenue par une nette progression du certificat de dépôt de Nokia et du titre Eastman Kodak, une des valeurs vedettes de Wall Street, après l’annonce par le groupe d’imagerie d’un bénéfice trimestriel légèrement supérieur aux prévisions. Pour sa part, le premier fabricant mondial de téléphone portable, Nokia, a agréablement surpris les marchés avec l’annonce par le groupe d’un bénéfice au quatrième trimestre 2001 en dépit d’un contexte économique difficile et des prévisions d’une amélioration de la situation du marché en 2002 qui devrait lui permettre d’atteindre son objectif de croissance du chiffre d’affaires établi à 15 %. Les pharmaceutiques étaient en revanche en recul, à l’exception de Bayer, dont le certificat de dépôt qui a fait son entrée à Wall Street hier était en progression. Bristol-Myers Squibb, qui a averti que son bénéfice au premier trimestre 2002 sera inférieur aux attentes qui se situent autour de 60 cents par action en raison notamment de l’expiration de brevets sur des médicaments très vendus, a dégringolé avec Merck et Johnson & Johnson. Dupont était en hausse à la suite d’un relèvement de sa note par JP Morgan, ainsi que Corning et Sara Lee. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est parvenu à repasser à la hausse la barre des 1 950 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 9 734,21 points et un plus haut à 9 856,97 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 804,58 points, en hausse de 73,62 points sur la veille. Poursuite de la hausse des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en hausse jeudi, grâce aux résultats du géant finlandais de la téléphonie mobile Nokia et aux propos optimistes du président de la Réserve fédérale Alan Greenspan, qui a estimé que l’économie est en train de se raffermir, même si une reprise n’est pas exempte de risques. À la clôture des places boursières du Vieux Continent, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a gagné 1,28 % à 1 246,02 points tandis que celui des valeurs de la zone DJ Euro Stoxx 50 s’est adjugé 1,78 % à 3 713,86 points. En Bourse de Paris, le CAC 40 a terminé la séance en hausse de 1,29 % à 4 508,07 points, tandis qu’en Bourse de Londres, l’indice FTSE 100 progresse de 1,01 % à 5 233,1 points et qu’en Bourse de Francfort, le DAX s’est adjugé 0,14 % à 5 170,44 points. Nokia avait entraîné les marchés européens à la hausse dès le matin et a progressé de 10,2 % à 27,00 euros. L’indice DJ Stoxx des valeurs technologiques s’en est ressenti et a fait un bond de 5,41 %. Le marché a salué l’annonce d’un bénéfice imposable proforma de 1,63 milliard d’euros au quatrième trimestre 2001, un résultat en baisse mais meilleur que le prévoyaient les analystes. Ils n’attendaient que 1,38 milliard. Tokyo : légèrement mieux L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé la séance de jeudi en hausse de 33,14 points (+0,3 %), à 10 074,05, soutenu par un rebond des titres du secteur de la haute technologie, mais limité dans le même temps dans sa hausse par les titres bancaires, ont indiqué des courtiers. Le volume des échanges s’est élevé à quelque 745 millions d’actions. L’indice élargi TOPIX, qui était tombé mercredi à son plus bas depuis 16 ans, a regagné 5,04 points (+0,5 %), à 980,44 points. 798 titres étaient en hausse, 559 en baisse et 130 inchangés. «Le rebond d’hier était causé simplement par des espoirs prématurés en une reprise de la demande dans le secteur des micro-processeurs», a estimé Ryoji Yamawaki, analyste chez Shinko Securities. «Ce sont évidemment les valeurs high-tech qui mènent le marché», a commenté pour sa part Takafumi Ochiai, de chez WestLB Securities. «Nous ne nous attendons pas à ce que la demande en puces électroniques chute davantage. Je pense qu’il se confirme que celle-ci a déjà touché le fond», a-t-il ajouté. Parmi les technologiques, Advantest a clôturé à 7 210 yens (+4,2 %) ; Tokyo Electron à 6 700 yens (+4,0 %) et Canon à 4 290 yens (+3,1 %). Les automobiles ont profité de la baisse du yen, Honda gagnant 120 yens, à 5 340 ; Toyota 130 yens à 3 550 yen et Nissan 26 yens, à 751. Toutefois, selon M. Ochiai, la chute du yen devrait avoir un impact plutôt négatif sur la Bourse. «Il est un fait que les gains des exportateurs japonais progresseront grâce à la baisse du yen. Mais il y a aussi un risque que les investisseurs étrangers commencent à vendre leurs avoirs en yen», a-t-il ajouté. Par ailleurs, la Bourse pourrait baisser à l’approche de la fin de l’année fiscale en mars, toujours selon M. Ochiai. «Il pourrait y avoir des nouvelles négatives concernant l’effacement de mauvaises créances supplémentaires. En outre, d’autres dénouements de participations croisées sont attendus. Il y a toujours un risque, selon moi, que le Nikkei tombe en dessous de la barre des 10 000 points», a-t-il encore indiqué.
L’euro est parvenu à se stabiliser face au dollar hier en fin de journée sur les marchés des changes internationaux, faisant preuve d’une certaine résistance face aux propos rassurants du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan, qui a relevé des signes d’amélioration de l’économie aux États-Unis. L’euro s’est tout d’abord affaibli hier, alors que le marché attendait le discours de Greenspan devant la commission bancaire du Sénat américain, les investisseurs tablant sur des propos plus optimistes que précédemment. Mais malgré la tonalité plutôt positive du discours d’Alan Greenspan, l’euro a fait preuve d’une grande résistance, regagnant une partie du terrain qu’il avait perdu en Europe dans la matinée. Certes, les opérateurs ont acheté sur la rumeur et vendu sur le...