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Les USA auraient permis à des combattants d’el-Qaëda de s’enfuir

Une évacuation d’officiers et de responsables des renseignements pakistanais menée avec l’approbation des États-Unis durant le siège de la ville afghane de Kunduz, en novembre dernier, aurait «échappé à tout contrôle», permettant notamment la fuite de membres du régime taliban et du réseau el-Qaëda, selon un article paru dans le New Yorker. Citant des sources anonymes au sein des services de renseignements américains ainsi que des officiers américains de haut rang, le journaliste Seymour Hersh rapporte que les responsables pakistanais ont été évacués par avion, de nuit, avec le feu vert de l’Administration Bush, désireuse d’éviter au président pakistanais Pervez Musharraf un désastre politique. «Ce qui devait à l’origine être une évacuation limitée a apparemment échappé à tout contrôle, et l’une de ses conséquences involontaires a été la possibilité donnée à un nombre indéterminé de combattants talibans et membres d’el-Qaëda de se joindre à cet exode», écrit Hersh dans le New Yorker. «Il y a eu des fuites», a déclaré pour sa part un haut responsable des services de renseignements, sous le couvert de l’anonymat. Les responsables pakistanais, dont le pays avait été l’un des plus fervents partisans du régime des talibans avant le début de la campagne en Afghanistan, et qui étaient venus apporter leur aide au régime de Kaboul dans sa lutte contre l’Alliance du Nord, s’étaient retrouvés coincés à Kunduz, bastion des talibans dans le nord du pays. Hersh cite un conseiller américain haut placé en matière de Défense qui a affirmé, sous couvert d’anonymat, que le pont aérien organisé à ce moment-là pour évacuer les Pakistanais avait été mal maîtrisé. «Tout le monde a fait monter à bord ses amis», a-t-il dit, selon le New Yorker, faisant référence aux Afghans mis à contribution par les Pakistanais pour mener entre autres des missions de renseignement. Ces vols d’évacuation menés depuis Kunduz en direction du nord-ouest du Pakistan, situé à environ 300 km de là, auraient été opérés sur un itinéraire aérien spécialement prévu par le commandement central américain, selon un responsble de la CIA resté anonyme. Des responsables des renseignements indiens ont fait savoir à Hersh que 5 000 personnes ont pu être évacuées vers le Pakistan, mais des responsables du renseignement américains ont jugé ce chiffre très exagéré, ajoute l’article. Des responsables pakistanais et américains ont refusé dimanche de confirmer ces informations, et le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld les a démenties. «Je ne crois pas que cela se soit produit, a déclaré Rumsfeld devant les caméras de l’émission «Meet the Press» de NBC. Personne que je connaisse, et qui soit en relation avec les États-Unis de quelque façon que ce soit, n’a assisté à un exode aérien massif depuis l’Afghanistan et vers le Pakistan». «Je crois que ces informations sont fausses», a-t-il ajouté.
Une évacuation d’officiers et de responsables des renseignements pakistanais menée avec l’approbation des États-Unis durant le siège de la ville afghane de Kunduz, en novembre dernier, aurait «échappé à tout contrôle», permettant notamment la fuite de membres du régime taliban et du réseau el-Qaëda, selon un article paru dans le New Yorker. Citant des sources anonymes au sein des services de renseignements américains ainsi que des officiers américains de haut rang, le journaliste Seymour Hersh rapporte que les responsables pakistanais ont été évacués par avion, de nuit, avec le feu vert de l’Administration Bush, désireuse d’éviter au président pakistanais Pervez Musharraf un désastre politique. «Ce qui devait à l’origine être une évacuation limitée a apparemment échappé à tout contrôle, et...