Cette année, Peugeot veut conjurer le mauvais sort et mettre un terme à la malédiction qui s’acharne sur la 206 WRC au rallye de Monte-Carlo, première épreuve du championnat du monde. Depuis l’arrivée du Lion sur les routes du mondial il y a deux ans, l’étape monégasque s’est toujours soldée par un échec retentissant... sans toutefois empêcher le constructeur français de s’imposer au final dans la course au titre. Cette fois, Corrado Provera, le directeur de Peugeot Sport, aimerait bien en finir avec les abandons à répétition de ses voitures dès le premier jour ou les départs chaotiques. Être à l’arrivée, dimanche à Monaco, si possible sur le podium, telle est l’ambition de Peugeot. Et pour l’écurie française, un podium sous-entend la victoire tant ses atouts sont impressionnants. Makinen et Delecour, les spécialistes Certes le Monte-Carlo est imprévisible, les changements d’adhérence nombreux et les choix de pneumatiques un casse-tête. Mais avec Gilles Panizzi, Richard Burns et Marcus Gronholm, au volant de la 206 WRC, l’armada Peugeot est de taille à relever le défi. Pour Panizzi, l’occasion semble belle d’inscrire enfin son nom au palmarès de la mythique course monégasque. Même si quelques plaques de verglas risquent de se présenter çà et là, l’édition 2002 devrait a priori se courir sur des routes sèches, sur cet asphalte dont le Français s’est fait une spécialité. «J’ai souvent dit dans le passé que je souhaitais gagner cette épreuve. Et à chaque fois, j’en ai été pour mes frais. Alors cette année, je préfère ne faire aucun pronostic. On verra bien», dit Panizzi. D’autant que ce dernier se méfie de ses équipiers de Peugeot, Burns et surtout Gronholm, mais aussi de Tommi Makinen (Subaru) et François Delecour (Mitsubishi), souvent à l’aise en principauté. «Je les vois bien courir pour la victoire», estime Panizzi. Même si le Français et le quadruple champion du monde finlandais ont changé d’équipe, dû s’habituer à une nouvelle voiture et découvrir des méthodes de travail différentes, ils s’imposent comme des spécialistes du Monte-Carlo. Makinen reste ainsi sur trois succès consécutifs à Monaco et pourrait établir un record cette année avec un quatrième d’affilée. «Si tout est nouveau pour moi, j’ai la chance de débuter sur mon épreuve favorite. Et mes premiers essais sur asphalte avec la Subaru m’ont procuré de très bonnes impressions», prévient d’ailleurs Makinen. Tout dépendra des pneus Pirelli dont le Finlandais disposera pour la première fois, de gommes qui l’an passé étaient moins performantes que celles proposées par Michelin. «Au Monte-Carlo, le plus important est d’être à l’arrivée, car cela implique automatiquement un bon classement. Il faut trouver le bon rythme, ne pas être à fond afin de garder une marge de sécurité face à l’imprévu. Il y a trop de pièges», note Delecour. Peugeot et Panizzi voient également se dresser devant eux le cousin germain, Citroën, dont la Xsara s’avère redoutable sur asphalte avec notamment Philippe Bugalski et l’espoir Sébastien Loeb. Ce dernier avait fait sensation au San Remo l’an dernier pour sa première course au volant d’une WRC. Le Monte-Carlo pourrait donner l’occasion à Loeb de confirmer son talent naissant. Le Lion ne néglige pas non plus Ford, son habituel rival dans la course au titre. L’expérience de Colin McRae et Carlos Sainz peut s’avérer un écueil. La victoire, oui Peugeot y croit. Mais elle sera difficile à décrocher.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Cette année, Peugeot veut conjurer le mauvais sort et mettre un terme à la malédiction qui s’acharne sur la 206 WRC au rallye de Monte-Carlo, première épreuve du championnat du monde. Depuis l’arrivée du Lion sur les routes du mondial il y a deux ans, l’étape monégasque s’est toujours soldée par un échec retentissant... sans toutefois empêcher le constructeur français de s’imposer au final dans la course au titre. Cette fois, Corrado Provera, le directeur de Peugeot Sport, aimerait bien en finir avec les abandons à répétition de ses voitures dès le premier jour ou les départs chaotiques. Être à l’arrivée, dimanche à Monaco, si possible sur le podium, telle est l’ambition de Peugeot. Et pour l’écurie française, un podium sous-entend la victoire tant ses atouts sont impressionnants. Makinen et...