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ETATS-UNIS : Le PDG d’Enron au courant des irrégularités depuis août

Une employée d’Enron avait attiré dès août 2001 l’attention du PDG du groupe américain de courtage en énergie en faillite sur de possibles irrégularités dans sa comptabilité, ont affirmé lundi des parlementaires américains. Selon les républicains Billy Tauzin, président de la Commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants, et James Greenwood, président de la sous-commission de surveillance et d’enquête de cette même Chambre, cette lettre compte parmi les documents déjà transmis à la Commission d’enquête parlementaire. Selon cette employée, qui n’a pas été identifiée, les véhicules financiers créés par Enron à l’époque et leurs liens avec son directeur financier Andrew Fastow étaient susceptibles de créer des problèmes pour le groupe. La lettre dénonce «le secret» entourant ces sociétés financières fonctionnant parallèlement à Enron pour lever des capitaux sur les marchés et qui portaient les noms de LJM et Raptor. «Je suis de plus en plus inquiète du fait que nous allons finir par exploser dans une vague de scandales financiers», s’inquiétait notamment cette employée dans sa lettre adressée à Kenneth Lay, le PDG d’Enron. Par ailleurs, la banque d’affaires UBS Warburg (groupe UBS) n’aura dans un premier temps pas à débourser d’argent pour la reprise des activités de courtage d’Enron mais payera des royalties sur les futurs bénéfices, selon le document déposé auprès d’un tribunal des faillites de New York. En guise de paiement, la banque d’affaires versera 33 % des bénéfices réalisés par ces activités de courtage en énergie sur une période de 10 ans au groupe texan en faillite. Elle pourra également après un certain nombre d’années recourir à un paiement forfaitaire en plusieurs tranches pour remplir ses engagements envers Enron. La banque a précisé qu’elle n’endossait aucune des responsabilités ou des engagements pris précédemment par Enron, selon le document. L’offre d’UBS est soumise à l’accord du tribunal des faillites de New York, qui doit se réunir vendredi, selon un communiqué du groupe de courtage.
Une employée d’Enron avait attiré dès août 2001 l’attention du PDG du groupe américain de courtage en énergie en faillite sur de possibles irrégularités dans sa comptabilité, ont affirmé lundi des parlementaires américains. Selon les républicains Billy Tauzin, président de la Commission de l’énergie et du commerce de la Chambre des représentants, et James Greenwood, président de la sous-commission de surveillance et d’enquête de cette même Chambre, cette lettre compte parmi les documents déjà transmis à la Commission d’enquête parlementaire. Selon cette employée, qui n’a pas été identifiée, les véhicules financiers créés par Enron à l’époque et leurs liens avec son directeur financier Andrew Fastow étaient susceptibles de créer des problèmes pour le groupe. La lettre dénonce «le secret»...