L’Afrique, dans l’esprit de l’Italien Fabrizio Meoni (KTM), tout nouveau double vainqueur du rallye-raid Dakar, n’est pas un magnifique terrain de jeu pour motards à la recherche de sensations : il lui voue un immense respect qui l’a poussé à s’investir dans un programme d’aide aux plus défavorisés. Sous sa visière, à plus de 150 km/h, l’Italien de Castiglion Fiorentino contemple inlassablement le spectacle du continent noir, un spectacle qui lui a «donné envie de faire quelque chose» après sa première victoire sur le Dakar l’an passé. «L’Afrique m’a beaucoup donné, estime Meoni, 44 ans. J’ai envie moi aussi de lui donner quelque chose. Le sort des enfants m’a particulièrement frappé. Je pense que ce qui peut vraiment changer les choses pour eux, c’est l’instruction». De retour en Toscane après son premier succès en neuf participations, Meoni s’adresse au prêtre de sa paroisse, le père Arturo, qui l’aiguille vers une de ses connaissances à Dakar, le père Sante. «Depuis mon arrivée, j’ai pris des contacts pour un projet d’école dans un village à 40 kilomètres de Dakar, continue Meoni. C’est le projet le plus urgent pour que ces enfants ne soient plus au bord de la société». Aider Meoni, surnommé le «renard du désert», a trouvé dans le rallye-raid «un moyen de se rapprocher de l’Afrique». «Les courses m’ont donné la connaissance du territoire et de ses habitants», explique le père du petit Joël, 10 ans. «Dans notre société, critique-t-il, on a besoin de beaucoup de choses pour vivre. Au milieu du désert, on rencontre des gens qui vivent de rien, au milieu de rien. Cela m’apprend à tout relativiser». «Calme, intelligent et très attaché à sa famille», selon son ami et mécanicien depuis quinze ans, Romeo Feliciani, Meoni est un homme de valeurs, dans tous les sens de l’expression. La réussite de sa nouvelle bicylindre, le doublé, le triomphe KTM, tout cela lui importe bien sûr puisque «la course est une vraie passion qui vient de l’intérieur». Mais son intime satisfaction, il la trouve ailleurs, dans la «petite aide» qu’il peut apporter à ces enfants africains. «C’est une motivation en plus pour arriver ici à Dakar et pour gagner, affirme-t-il, car cela me permet de les aider sans attendre l’aide d’autres personnes».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Afrique, dans l’esprit de l’Italien Fabrizio Meoni (KTM), tout nouveau double vainqueur du rallye-raid Dakar, n’est pas un magnifique terrain de jeu pour motards à la recherche de sensations : il lui voue un immense respect qui l’a poussé à s’investir dans un programme d’aide aux plus défavorisés. Sous sa visière, à plus de 150 km/h, l’Italien de Castiglion Fiorentino contemple inlassablement le spectacle du continent noir, un spectacle qui lui a «donné envie de faire quelque chose» après sa première victoire sur le Dakar l’an passé. «L’Afrique m’a beaucoup donné, estime Meoni, 44 ans. J’ai envie moi aussi de lui donner quelque chose. Le sort des enfants m’a particulièrement frappé. Je pense que ce qui peut vraiment changer les choses pour eux, c’est l’instruction». De retour en Toscane...