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Espagne Voiture piégée à Bilbao : deux blessés légers

Une voiture piégée a explosé samedi dans un quartier commerçant du centre de Bilbao (Pays basque espagnol, nord) en pleine période des soldes, faisant deux blessés légers parmi les passants et de gros dégâts matériels, a annoncé la police régionale basque (Ertzaintza). L’explosion a eu lieu alors que le quartier, massivement fréquenté en ce premier samedi de soldes, avait été presque entièrement évacué par la police, après deux appels téléphoniques aux services de secours et au quotidien séparatiste basque Gara avertissant de l’imminence de l’attentat au nom de l’organisation armée ETA. D’après les services d’urgence, les blessés recensés après l’explosion ont été légèrement coupés par des éclats de verre et se sont rendus à l’hôpital par leurs propres moyens. Une troisième personne, prise d’une forte crise d’anxiété, a été soignée dans la rue par une équipe de secouristes. Environ quarante minutes s’étaient écoulées entre les appels de revendication et la déflagration. La voiture piégée, une Renault 18 rouge, a explosé à 13h45 (12h45 GMT) sur l’avenue de la Gran Via de Bilbao, entre la succursale provinciale de la Banque d’Espagne et le siège de la banque BBVA, et près du grand magasin El Corte Inglés, un bâtiment de sept étages qui avait été évacué en bon ordre. Selon Javier Balza, le ministre de l’Intérieur basque (nationaliste modéré au pouvoir au Pays basque), la charge explosive placée dans la voiture était «entre 20 et 30 kg de dynamite». La voiture avait été volée dans la matinée et son propriétaire attaché à un arbre. Des images diffusées par la chaîne de télévision CNN ont montré la forte explosion retentissant dans les rues désertées de Bilbao, la capitale économique basque. Les radios espagnoles ont rapporté des scènes de panique parmi les passants au moment de la déflagration, qui a été entendue dans toute la ville. On ignore quelle était la cible exacte de l’attentat. Il s’agit de la première action revendiquée par l’ETA en 2002. L’organisation armée, qui exige l’indépendance du Pays basque espagnol, de la province voisine de Navarre et des zones basques du sud-ouest de la France, a tué 16 personnes en Espagne en 2001, dont 5 au moyen de voitures piégées. Le dernier attentat de l’ETA avant celui de samedi, la destruction à l’aide d’explosifs d’un relais de téléphonie mobile à Arrigorriaga, dans la banlieue sud de Bilbao, avait eu lieu le 28 décembre dernier. L’action armée de samedi survient alors que l’Espagne, qui a pris le 1er janvier la présidence tournante de l’Union européenne, compte faire de la lutte contre le terrorisme une de ses priorités pour ses six mois à la tête de l’UE. L’attentat de Bilbao constitue «une nouvelle sauvagerie de l’ETA», «le dernier foyer de terrorisme qui persiste en Europe», a déclaré à Madrid le porte-parole du Parti populaire (au pouvoir en Espagne), Rafael Hernando, avant de prédire que les auteurs de cet acte «passeront le restant de leurs jours à pourrir en prison».
Une voiture piégée a explosé samedi dans un quartier commerçant du centre de Bilbao (Pays basque espagnol, nord) en pleine période des soldes, faisant deux blessés légers parmi les passants et de gros dégâts matériels, a annoncé la police régionale basque (Ertzaintza). L’explosion a eu lieu alors que le quartier, massivement fréquenté en ce premier samedi de soldes, avait été presque entièrement évacué par la police, après deux appels téléphoniques aux services de secours et au quotidien séparatiste basque Gara avertissant de l’imminence de l’attentat au nom de l’organisation armée ETA. D’après les services d’urgence, les blessés recensés après l’explosion ont été légèrement coupés par des éclats de verre et se sont rendus à l’hôpital par leurs propres moyens. Une troisième personne,...