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Les restrictions bancaires sont une bombe à retardement

Le président argentin, Eduardo Duhalde, a estimé que les restrictions bancaires étaient «une bombe à retardement très difficile à désactiver» et que si elle explose «personne ne touchera un peso», ont rapporté hier les trois principaux journaux de Buenos Aires. «Si la bombe explose, personne ne touchera rien. La première mission du gouvernement est d’éviter l’explosion», a déclaré le chef de l’État au quotidien La Nacion, lors d’entretiens séparés accordés à ces journaux pour la première fois depuis qu’il a pris ses fonctions. M. Duhalde, élu le 1er janvier par le Congrès (Parlement) pour terminer le mandat échu fin 2003 du président Fernando de la Rua, a assuré qu’il irait jusqu’au bout. Mais il a averti que «personne» ne pouvait «penser que tout soit réglé en deux ans», selon le quotidien Pagina 12. Dans une autre interview au quotidien Clarin, il a estimé que les précédents présidents Carlos Menem (1989-99) et De la Rua étaient les principaux responsables de la crise que traverse le pays, le premier pour «ne pas avoir signalé en 1995 qu’il fallait amorcer un virage vers la défense des intérêts nationaux», le second pour avoir «aggravé la situation».
Le président argentin, Eduardo Duhalde, a estimé que les restrictions bancaires étaient «une bombe à retardement très difficile à désactiver» et que si elle explose «personne ne touchera un peso», ont rapporté hier les trois principaux journaux de Buenos Aires. «Si la bombe explose, personne ne touchera rien. La première mission du gouvernement est d’éviter l’explosion», a déclaré le chef de l’État au quotidien La Nacion, lors d’entretiens séparés accordés à ces journaux pour la première fois depuis qu’il a pris ses fonctions. M. Duhalde, élu le 1er janvier par le Congrès (Parlement) pour terminer le mandat échu fin 2003 du président Fernando de la Rua, a assuré qu’il irait jusqu’au bout. Mais il a averti que «personne» ne pouvait «penser que tout soit réglé en deux ans», selon le...