Pollution de l’air pour l’État, rien ne presse (PHOTO)
le 10 janvier 2002 à 00h00
L’État ne semble pas pressé d’appliquer la loi sur la réduction de la pollution de l’air, due principalement aux véhicules roulant au mazout. C’est la conclusion à laquelle la commission parlementaire des Travaux publics et du Transport est parvenue hier au cours de la réunion qu’elle a consacrée à ce dossier, et qu’elle a tenue en présence des ministres de l’Environnement, Michel Moussa, et de l’Énergie et de l’Eau, Mohammed Youssef Beydoun. Les discussions, a expliqué à la presse M. Mohammed Kabbani, président de la commission, ont porté sur les mesures d’application de la loi dont un seul article a été jusqu’à présent mis en vigueur. Il s’agit de l’article qui prévoit des motivations destinées aux conducteurs pour qu’ils utilisent l’essence sans plomb. La différence du prix entre l’essence super et sans plomb a été réduite à 2000 livres pour encourager les gens à employer le sans plomb, a indiqué M. Kabbani, citant le ministre de l’Énergie. Ce dernier a annoncé aux parlementaires que dans quelques mois, l’État cessera d’importer l’essence avec plomb. Deux autres mesures importantes pour en finir avec les véhicules polluants attendent toujours d’être exécutées : il s’agit du contrôle mécanique qui était censé devenir obligatoire depuis le début de l’année, mais qui, selon le directeur général du ministère de l’Intérieur, ne le sera qu’au début de l’année prochaine. L’État, a-t-il dit, est en train de préparer l’adjudication de ce contrôle. La deuxième mesure se rapporte aux voitures et aux camionnettes roulant au mazout et qui seront interdites de circulation à partir du 9 août prochain. Mais jusqu’à présent, l’État n’a pas commencé à prendre les décisions qui s’imposent dans ce cadre, prévues dans l’article 2 de la loi, et qui commandent des indemnités financières. «Les lois sont faites pour être exécutées et respectées. La commission souligne la nécessité de prendre des mesures immédiates pour appliquer la loi sur la pollution de l’air. Elle recommande dans ce cadre la formation d’une commission ministérielle pour s’assurer de leur adoption surtout que le dossier de la pollution de l’air est très grave dans la mesure où il touche directement la santé de la population et nuit à l’environnement, au tourisme et à l’image du Liban», a ajouté M. Kabbani.
L’État ne semble pas pressé d’appliquer la loi sur la réduction de la pollution de l’air, due principalement aux véhicules roulant au mazout. C’est la conclusion à laquelle la commission parlementaire des Travaux publics et du Transport est parvenue hier au cours de la réunion qu’elle a consacrée à ce dossier, et qu’elle a tenue en présence des ministres de l’Environnement, Michel Moussa, et de l’Énergie et de l’Eau, Mohammed Youssef Beydoun. Les discussions, a expliqué à la presse M. Mohammed Kabbani, président de la commission, ont porté sur les mesures d’application de la loi dont un seul article a été jusqu’à présent mis en vigueur. Il s’agit de l’article qui prévoit des motivations destinées aux conducteurs pour qu’ils utilisent l’essence sans plomb. La différence du prix entre...
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