Musharraf fait escale à Pékin avant de rejoindre Katmandou (PHOTO)
le 04 janvier 2002 à 00h00
Le président pakistanais Pervez Musharraf, l’allié traditionnel de la Chine en Asie, est arrivé jeudi soir à Pékin pour une série d’entretiens, avant de se rendre aujourd’hui à Katmandou afin de participer au sommet régional de l’Asie du Sud. Selon l’ambassadeur du Pakistan à Pékin, Riaz Hussain Khokhar, la situation dans la région, et notamment le brusque regain de tension entre l’Inde et le Pakistan, devait dominer une rencontre avec le Premier ministre chinois Zhu Rongji, organisée à la demande d’Islamabad. «Le président Musharraf ne rencontrera pas le président chinois Jiang Zemin, car il l’a vu il y a très peu de temps», a ajouté l’ambassadeur. Selon des sources pakistanaises, le président pakistanais a décidé de se rendre à Katmandou via la Chine afin de ne pas survoler l’Inde du fait de la décision de New Delhi de fermer son espace aérien aux avions pakistanais à compter du 1er janvier. Il doit quitter Pékin ce matin à bord d’un avion spécial pour Chengdu (sud-ouest) d’où il se rendra à Katmandou. L’escale survient moins de dix jours après une visite d’État du président pakistanais en Chine durant laquelle les deux pays s’étaient engagés à resserrer encore leurs liens, déjà très étroits. M. Musharraf s’était notamment efforcé de rassurer les dirigeants chinois sur la solidité des relations sino-pakistanaises en dépit du rapprochement opéré par Islamabad en direction de Washington, après les attentats du 11 septembre. «En se rendant une nouvelle fois à Pékin, il veut montrer qu’il a le soutien de la Chine (dans son différend avec l’Inde)», a commenté un diplomate occidental à Pékin. La Chine, qui s’était elle-même heurtée à l’Inde lors d’un bref mais sanglant conflit frontalier en 1962, avant d’opérer un rapprochement spectaculaire avec ce pays ces dernières années, a toutefois soigneusement évité de soutenir ouvertement le Pakistan, se contentant d’appeler ses deux voisins, qui sont aussi deux puissances nucléaires, à faire preuve de retenue. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Tang Jiaxuan, a renouvelé cet appel jeudi lors d’une conversation téléphonique avec le secrétaire d’État américain Colin Powell, au cours de laquelle les deux hommes ont également invité les deux pays à trouver une solution diplomatique à leur contentieux sur le Cachemire. «Si la situation dégénère et se transforme en un conflit armé majeur, l’Inde et le Pakistan ne seront pas les seuls à souffrir», a déclaré Tang Jiaxuan, cité par Chine nouvelle, à son homologue américain. Il a ajouté que cela risquait d’affecter «le processus de paix en Afghanistan ainsi que la stabilité et le développement en Asie du Sud et en Asie». M. Powell, cité par Chine nouvelle, a répondu que les États-Unis s’efforçaient de convaincre Islamabad tout comme New Delhi à faire preuve de retenue et à éviter une escalade du conflit. Il a également estimé que les efforts visant à réduire la tension par des moyens politiques et diplomatiques commençaient à porter leurs fruits.
Le président pakistanais Pervez Musharraf, l’allié traditionnel de la Chine en Asie, est arrivé jeudi soir à Pékin pour une série d’entretiens, avant de se rendre aujourd’hui à Katmandou afin de participer au sommet régional de l’Asie du Sud. Selon l’ambassadeur du Pakistan à Pékin, Riaz Hussain Khokhar, la situation dans la région, et notamment le brusque regain de tension entre l’Inde et le Pakistan, devait dominer une rencontre avec le Premier ministre chinois Zhu Rongji, organisée à la demande d’Islamabad. «Le président Musharraf ne rencontrera pas le président chinois Jiang Zemin, car il l’a vu il y a très peu de temps», a ajouté l’ambassadeur. Selon des sources pakistanaises, le président pakistanais a décidé de se rendre à Katmandou via la Chine afin de ne pas survoler l’Inde du fait de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.