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Actualités - Chronologie

Sharon dénie aux Palestiniens toute activité politique à Jérusalem

Le gouvernement d’Ariel Sharon a démontré à nouveau son inflexibilité sur Jérusalem-Est, la partie orientale de la ville annexée par Israël, en déniant aux Palestiniens, même les plus modérés, tout droit d’y avoir des activités politiques. Le militant des droits de l’homme, Moustapha Barghouthi, a été interpellé mercredi après une conférence de presse par la police israélienne qui lui reprochait de se trouver à Jérusalem-Est, sans autorisation. Il a été ensuite frappé par des gardes-frontières à un barrage sur la route entre Jérusalem et Ramallah, où il réside, sous le regard de pacifistes européens, dont des parlementaires, venus participer à une campagne de solidarité avec les Palestiniens. Le 17 décembre, la police avait interpellé le responsable du dossier de Jérusalem au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Sari Nousseibeh, alors qu’il s’apprêtait à donner une réception dans un hôtel de Jérusalem-Est, non autorisée par le gouvernement israélien. Dès son arrivée au pouvoir en mars 2001, le chef du Likoud, le principal parti de la droite israélienne, n’a cessé de proclamer haut et fort que Jérusalem était et resterait la capitale unifiée et éternelle de l’État d’Israël. Son gouvernement a fermé le 10 août la Maison d’Orient, à Jérusalem-Est, siège officieux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et symbole de l’aspiration des Palestiniens de faire de cette partie de la ville, conquise par Israël en 1967, la capitale de leur futur État. Cette mesure a été prise en rétorsion à un attentat sanglant palestinien dans le cœur de Jérusalem-Ouest. «Ma présence à Jérusalem-Est était légale. Cette partie de la ville est occupée par Israël et personne n’accepte cette annexion, pas même les États-Unis», a protesté M. Barghouthi hier. Les Palestiniens continuent à revendiquer cette partie de la ville. Leur président Yasser Arafat a affirmé encore le 31 décembre devant des milliers de ses partisans réunis à Ramallah que le drapeau palestinien y flottera un jour. Des représentants du camp de la paix en Israël n’ont pas manqué de voir, dans l’interpellation de M. Barghouthi, une tentative de M. Sharon de bannir toute présence palestinienne à Jérusalem-Est et estimé que sa tactique de refus de tout dialogue avec les Palestiniens modérés était contre-productive. «Nousseibeh et Barghouthi, qui défendent la non-violence et la démocratie, sont plus dangereux pour le gouvernement israélien que les groupes terroristes que la communauté internationale peut aisément condamner», a souligné Hadas Zvi de la section israélienne de l’association internationale Médecins pour les droits de l’homme. Didi Remez, du mouvement pacifiste La paix maintenant, a estimé qu’il espérait que «l’arrestation de Barghouthi lui donnerait une tribune en Israël qu’il n’avait pas auparavant». Depuis son interpellation, le militant palestinien des droits de l’homme a multiplié les déclarations dénonçant la brutalité des forces de l’ordre et la politique du gouvernement israélien. «Sharon échouera car il sous-estime la ténacité du peuple palestinien et le soutien croissant du mouvement de solidarité internationale», a-t-il affirmé jeudi. Pour l’analyste palestinien Ghassan al-Khatib, l’interpellation de M. Barghouthi est l’arbre qui cache la forêt. Selon lui, «des centaines de Palestiniens qui veulent se rendre à Jérusalem sont arrêtés quotidiennement».
Le gouvernement d’Ariel Sharon a démontré à nouveau son inflexibilité sur Jérusalem-Est, la partie orientale de la ville annexée par Israël, en déniant aux Palestiniens, même les plus modérés, tout droit d’y avoir des activités politiques. Le militant des droits de l’homme, Moustapha Barghouthi, a été interpellé mercredi après une conférence de presse par la police israélienne qui lui reprochait de se trouver à Jérusalem-Est, sans autorisation. Il a été ensuite frappé par des gardes-frontières à un barrage sur la route entre Jérusalem et Ramallah, où il réside, sous le regard de pacifistes européens, dont des parlementaires, venus participer à une campagne de solidarité avec les Palestiniens. Le 17 décembre, la police avait interpellé le responsable du dossier de Jérusalem au sein de...