Tony Blair : Ignorer l’euro serait une grosse bêtise
le 04 janvier 2002 à 00h00
Le Premier ministre britannique Tony Blair a affirmé hier que l’existence de l’euro était une réalité et que l’ignorer serait pour son pays une grosse bêtise. «Bien sûr, l’euro est maintenant une réalité et je pense que l’idée que nous puissions lui tourner le dos ou adopter la politique de l’autruche et faire comme s’il n’existe pas serait une grosse bêtise», a déclaré M. Blair à des journalistes dans l’avion qui l’a amené au Bangladesh. «Nous devons nous y préparer, mais la décision finale reviendra au peuple britannique», a souligné le Premier ministre, au début d’une tournée de cinq jours en Asie du Sud. Interrogé sur les raisons de son soutien de plus en plus affiché à la monnaie européenne, M. Blair a avancé «le fait qu’on a maintenant le reste de l’Europe qui utilise la monnaie unique, et la stabilité potentielle». «Mais nous devons remplir les critères de convergence économique pour que la monnaie unique fonctionne en Grande-Bretagne», a-t-il souligné. Même si M. Blair a assuré que sa position «n’avait pas changé», ces déclarations n’en constituent pas moins un nouveau signal fort en faveur de la monnaie unique, alors même que la presse et l’opposition conservatrice accusent Downing Street d’une certaine confusion sur le sujet. Le gouvernement britannique a posé cinq conditions préalables à un référendum sur l’adoption de l’euro : compatibilité des cycles économiques du pays avec ceux de la zone euro, économie suffisamment souple pour réagir à d’éventuelles difficultés, investissements à long terme bénéficiant de l’adhésion, la City ne souffrant pas de l’opération, et amélioration de la croissance, de la stabilité et de l’emploi grâce à l’adoption de la monnaie unique. Les derniers sondages montrent que si les Britanniques restent très attachés à la livre sterling, ils jugent malgré tout inévitable l’adhésion de leur pays à l’euro.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a affirmé hier que l’existence de l’euro était une réalité et que l’ignorer serait pour son pays une grosse bêtise. «Bien sûr, l’euro est maintenant une réalité et je pense que l’idée que nous puissions lui tourner le dos ou adopter la politique de l’autruche et faire comme s’il n’existe pas serait une grosse bêtise», a déclaré M. Blair à des journalistes dans l’avion qui l’a amené au Bangladesh. «Nous devons nous y préparer, mais la décision finale reviendra au peuple britannique», a souligné le Premier ministre, au début d’une tournée de cinq jours en Asie du Sud. Interrogé sur les raisons de son soutien de plus en plus affiché à la monnaie européenne, M. Blair a avancé «le fait qu’on a maintenant le reste de l’Europe qui utilise la...
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