La partition de l’Afghanistan était déjà évoquée dans les années 50
le 03 janvier 2002 à 00h00
La partition de l’Afghanistan au profit du Pakistan et de l’URSS avait été secrètement évoquée par des diplomates britanniques dans les années 50, révèlent des archives officielles rendues publiques mercredi. Préoccupé par la perspective de l’Afghanistan sombrant dans le chaos et l’anarchie, un haut responsable du Foreign Office avait indiqué que la «disparition totale» de ce pays ne serait «pas une grande tragédie», indiquent ces documents publiés par le Public Record Office. Ces archives font également état d’une mise en garde de John Gardener, ambassadeur de Grande-Bretagne de l’époque à Kaboul, contre une intervention militaire en Afghanistan. Selon lui, une force étrangère serait condamnée à y rester pendant des années pour lutter contre des opérations de guérilla. La guerre froide battant son plein, les diplomates britanniques étaient persuadés qu’un Afghanistan affaibli ne pourrait servir d’«État-tampon» entre une Union soviétique expansionniste et le sous-continent indien. Des responsables du Foreign Office commencèrent alors à jouer avec l’idée que la meilleure façon de garantir la sécurité de la région serait de diviser l’Afghanistan en deux, au nord et au sud d’une ligne matérialisée par les montagnes de l’Hindu Kuch. En juin 1951, un diplomate britannique de haut niveau, RH Scott, avait écrit à John Gardener pour lui dire que les Français estimaient que la «solution évidente» aux problèmes de la région était de «travailler à» une partition du pays. «S’il doit y avoir un soulèvement à un moment donné (contre la monarchie alors au pouvoir à Kaboul), comme cela paraît possible, la disparition totale de l’Afghanistan (...) ne serait pas une tragédie», avait estimé RH Scott dans son courrier à John Gardener.
La partition de l’Afghanistan au profit du Pakistan et de l’URSS avait été secrètement évoquée par des diplomates britanniques dans les années 50, révèlent des archives officielles rendues publiques mercredi. Préoccupé par la perspective de l’Afghanistan sombrant dans le chaos et l’anarchie, un haut responsable du Foreign Office avait indiqué que la «disparition totale» de ce pays ne serait «pas une grande tragédie», indiquent ces documents publiés par le Public Record Office. Ces archives font également état d’une mise en garde de John Gardener, ambassadeur de Grande-Bretagne de l’époque à Kaboul, contre une intervention militaire en Afghanistan. Selon lui, une force étrangère serait condamnée à y rester pendant des années pour lutter contre des opérations de guérilla. La guerre froide battant...
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