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Actualités - Chronologie

Le plébiscite des touristes américains, australiens et japonais(PHOTO)

Vienne, Berlin et Rome en une semaine et une seule monnaie : les touristes américains, australiens ou japonais adoptent l’euro avec enthousiasme. «L’euro ? Je l’adore», s’exclame Joseph Yar, 31 ans, un étudiant new-yorkais en voyage à travers l’Europe. «Cela rend le voyage tellement plus simple, une seule monnaie pour plusieurs pays, et la conversion avec le dollar est tellement facile, un euro c’est à peu près un dollar !», se réjouit-il. Au deuxième jour de la nouvelle année, les rues du centre-ville de Vienne, balayées par un vent glacial, étaient particulièrement calmes. La plupart des Autrichiens sont restés chez eux, et seuls quelques touristes étrangers s’affairent entre la cathédrale Saint-Étienne, la Hofburg, ancien palais impérial, et les boutiques. «J’ai retiré mes premiers euros hier soir avec un distributeur automatique. Depuis j’ai payé le restaurant et l’hôtel en euros, et les gens m’ont rendu la monnaie en euros», explique Joseph, qui n’a pas un schilling sur lui. «J’ai déjà prévu de ramener 150 euros à New York, ajoute-t-il, de nombreux amis m’ont demandé de rapporter des pièces ou des billets». «On peut désormais passer d’un pays à l’autre sans payer de commission de change, sans accumuler des restes de devises non utilisées, l’euro est une chose merveilleuse», dit Chris Ryan, un fonctionnaire australien. À Vienne, la plupart des touristes ont retiré des euros à la banque ou dans un distributeur et ont réglé des achats sans rencontrer le moindre problème... ou presque. «Nous avons eu un problème pour acheter des billets de métro car le distributeur automatique n’acceptait que des schillings, et nous n’avions que des euros», raconte Chris. Les touristes japonais apprécient également. «Nous avons acheté des kits en euros en France. C’est tellement pratique et la conversion est facile, un euro équivaut à cent yens, alors qu’un franc vaut 17 yens et un schilling fait 8 yens», se réjouissent Aïko Fujita et Tatsuya Michischita, étudiants à Osaka, en voyage de deux semaines en Europe. «Nous avons déjà fait Strasbourg, Munich, et venons d’arriver à Vienne, et nous garderons en souvenir des euros de chaque pays car les pièces ont des motifs différents, elles sont très jolies». À l’office du tourisme, on est impressionné par le niveau de préparation des touristes étrangers. «C’est incroyable, ils se débrouillent tous seuls sans poser de question, et ils règlent déjà leurs achats en euros, explique une employée, ils sont tellement bien préparés, notamment les Japonais, on dirait qu’ils ont eu des cours sur l’euro avant de venir». Seule fausse note dans ce concert d’optimisme, l’humeur morose des employés des bureaux de change qui semblent désertés au pied de la cathédrale Saint-Étienne. «L’euro va nous toucher durement, l’essentiel des affaires s’effectuait avec le Deutschemark, explique un jeune employé, il y aura sûrement des emplois supprimés». Et les touristes américains ? «Je ne me fais pas de souci pour eux, ils ont déjà compris la nouvelle monnaie, ça fait un an qu’ils me demandent si on a déjà des euros», explique-t-il en pestant contre la nouvelle monnaie européenne.
Vienne, Berlin et Rome en une semaine et une seule monnaie : les touristes américains, australiens ou japonais adoptent l’euro avec enthousiasme. «L’euro ? Je l’adore», s’exclame Joseph Yar, 31 ans, un étudiant new-yorkais en voyage à travers l’Europe. «Cela rend le voyage tellement plus simple, une seule monnaie pour plusieurs pays, et la conversion avec le dollar est tellement facile, un euro c’est à peu près un dollar !», se réjouit-il. Au deuxième jour de la nouvelle année, les rues du centre-ville de Vienne, balayées par un vent glacial, étaient particulièrement calmes. La plupart des Autrichiens sont restés chez eux, et seuls quelques touristes étrangers s’affairent entre la cathédrale Saint-Étienne, la Hofburg, ancien palais impérial, et les boutiques. «J’ai retiré mes premiers euros hier soir...