Le Sénégal a dit adieu à son poète-président, Léopold Sédar Senghor, décédé le 20 décembre en France à l’âge de 95 ans et inhumé samedi à Dakar après des obsèques nationales. Encadré de 24 chevaux de la Garde rouge – les «spahis» aux tenues rouge et noir – le cercueil recouvert du drapeau national et disposé sur un véhicule militaire est arrivé en début d’après-midi au cimetière catholique de Bel-Air, distant d’environ sept km du centre-ville, où Senghor a rejoint son fils Philippe, mort accidentellement en 1981. L’inhumation a eu lieu dans l’intimité, selon le vœu de Mme Colette Senghor, la veuve de l’ancien président, restée droite et digne tout au long des obsèques, et de sa famille.,Auparavant, une cérémonie officielle d’«hommage de la nation», solennel, digne et émouvant, a été organisée devant le palais présidentiel, qu’a occupé Senghor pendant 20 ans, de 1960 à 1980, et sur l’avenue baptisée à son nom par son successeur à la tête de l’État, Abdou Diouf. Le décor alentour, un jardin public dominé par des arbres majestueux, était aussi familier à Senghor. L’hommage a commencé par une marche de Chopin, exécutée par la musique principale de l’armée, à l’arrivée du catafalque portant le cercueil de l’ancien président, drapé des couleurs nationales. Les militaires des différentes armes rendaient les honneurs pour la dernière fois à Senghor, la Garde rouge sabre au clair et les autres au garde-à-vous. À leur suite, debout sur une estrade, le président sénégalais Abdoulaye Wade, habillé d’un boubou gris, a prononcé son hommage au président Senghor, face à la tribune où avaient pris place les personnalités sénégalaises, dont Abdou Diouf, revenu pour la première fois au Sénégal depuis sa défaite électorale de mars 2000, et plusieurs délégations étrangères, dont cinq chefs d’État africains. Dans son allocution de 25 minutes, M. Wade a notamment évoqué la «négritude» dont Senghor s’était fait l’apôtre, «affirmation de la personnalité du noir, de l’authenticité de sa civilisation». Il a expliqué comment Senghor avait «choisi de construire au Sénégal le premier modèle de démocratie moderne d’Afrique» et combien il fut un pionnier de l’unité africaine.
Le Sénégal a dit adieu à son poète-président, Léopold Sédar Senghor, décédé le 20 décembre en France à l’âge de 95 ans et inhumé samedi à Dakar après des obsèques nationales. Encadré de 24 chevaux de la Garde rouge – les «spahis» aux tenues rouge et noir – le cercueil recouvert du drapeau national et disposé sur un véhicule militaire est arrivé en début d’après-midi au cimetière catholique de Bel-Air, distant d’environ sept km du centre-ville, où Senghor a rejoint son fils Philippe, mort accidentellement en 1981. L’inhumation a eu lieu dans l’intimité, selon le vœu de Mme Colette Senghor, la veuve de l’ancien président, restée droite et digne tout au long des obsèques, et de sa famille.,Auparavant, une cérémonie officielle d’«hommage de la nation», solennel, digne et émouvant, a...
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