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Actualités - Chronologies

France : Denoueix impuissant à guérir le mal nantais

Raynald Denoueix a dû quitter son poste vendredi, n’ayant jamais réussi à trouver de remède aux résultats catastrophiques en championnat, quelques mois seulement après avoir été couronné meilleur entraîneur de D1 par ses pairs et champion de France de football avec le FC Nantes. Depuis quelques semaines, et malgré une victoire arrachée face à Troyes lors de la 19e journée (1-0), sa mise à l’écart ne faisait plus guère de doute, alors que son équipe est avant-dernière du classement de D1 (à un point de la lanterne rouge Lorient qui a un match en retard à disputer), avec quatre victoires, quatre nuls et onze défaites, et est éliminée en Coupe de France. Mais les dirigeants ont pris leur temps, tant en Loire-Atlantique qu’ailleurs, un départ est toujours un déchirement. Dans un autre club, Denoueix, pris dans la tourmente des mauvais résultats, aurait certainement été remercié depuis longtemps. Mais à Nantes, on reste profondément allergique aux décisions hâtives et la confiance au technicien – qui plus lorsqu’il est champion de France en titre et vainqueur de deux Coupes de France (1999, 2000) en 4 ans – est un des éléments fondamentaux de la culture maison. Depuis 1963, le Croate Miroslav Blazevic avait été jusque-là le seul entraîneur évincé, en 1991. Sobre, le désormais ex-entraîneur des Canaris a simplement déclaré à l’annonce officielle de sa mise à l’écart qu’il n’était «plus l’entraîneur du FCNA», ajoutant, très ému, que c’était «tout ce qu’(il avait) à dire». Cinquième entraîneur de l’histoire du FCNA en D1, Denoueix, qui depuis son arrivée en 1966 n’a jamais quitté le club – hormis lors d’une courte carrière de VRP au début des années 80 –, a fait les frais d’un terrible début de saison, le plus mauvais de l’histoire des Canaris. Paradoxe Champions pour la huitième fois de leur histoire la saison passée, les Nantais étaient attendus au tournant cette année. Avec l’éreintante Ligue des champions en plus à disputer, si l’on prévoyait aux Canaris, délestés à l’été de leur meilleur buteur Olivier Monterrubio (Rennes) puis de leur meilleur passeur Éric Carrière (Lyon), un début de saison difficile, rien ne laissait augurer d’aussi mauvais résultats. Des résultats un temps masqués par les performances en Ligue des champions, où les Canaris se sont brillamment comportés, terrassant notamment la Lazio Rome. Mais lorsqu’ils étaient transfigurés sur le plan européen, les Nantais n’ont jamais réussi à faire étalage des mêmes qualités sur les terrains hexagonaux, nourrissant un «paradoxe nantais» désormais fameux. Une C1 qui de toutes façons ne sourit même plus aux champions de France, battus pour leur deux premières rencontres de la deuxième phase. Maigre consolation pour Denoueix cependant, qui a refusé de rester au club, c’est un entraîneur aux conceptions très proches et un ancien coéquipier au FC Nantes, l’Argentin Angel Marcos, qui prend sa succession. À charge pour ce dernier de réussir là où son prédécesseur a échoué afin d’éviter au FCNA la D2, un enfer qu’il n’a jamais connu depuis son accession parmi l’élite 1963.
Raynald Denoueix a dû quitter son poste vendredi, n’ayant jamais réussi à trouver de remède aux résultats catastrophiques en championnat, quelques mois seulement après avoir été couronné meilleur entraîneur de D1 par ses pairs et champion de France de football avec le FC Nantes. Depuis quelques semaines, et malgré une victoire arrachée face à Troyes lors de la 19e journée (1-0), sa mise à l’écart ne faisait plus guère de doute, alors que son équipe est avant-dernière du classement de D1 (à un point de la lanterne rouge Lorient qui a un match en retard à disputer), avec quatre victoires, quatre nuls et onze défaites, et est éliminée en Coupe de France. Mais les dirigeants ont pris leur temps, tant en Loire-Atlantique qu’ailleurs, un départ est toujours un déchirement. Dans un autre club, Denoueix, pris dans...