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Actualités - Chronologies

Powell multiplie les contacts - pour désamorcer la crise

Le secrétaire d’État américain Colin Powell multiplie depuis plusieurs jours les appels téléphoniques pour tenter de désamorcer l’escalade entre l’Inde et le Pakistan. Rompant un bref repos de fin d’année, le responsable américain a appelé à deux reprises pour chacun d’entre eux, le président pakistanais Pervez Musharraf et le ministre indien des Affaires étrangères Jaswant Singh. M. Powell a fait passer pour message «qu’il est d’une importance critique que les tensions baissent entre les deux pays», a rapporté un porte-parole du département d’État, Philip Reeker. Ces entretiens font suite à une dizaine d’autres conversations téléphoniques avec les responsables indiens et pakistanais, ainsi qu’avec les ministres des Affaires étrangères de deux pays influents dans la région, le Britannique Jack Straw et le Russe Igor Ivanov. M. Powell s’était rendu à Islamabad et New Delhi en octobre, l’Inde et surtout le Pakistan apportant un appui crucial aux opérations américaines en Afghanistan engagées après les attentats du 11 septembre. Le chef de la diplomatie américaine s’était déjà efforcé à l’époque de faire baisser les tensions au sujet du Cachemire, attisées par les activités de mouvements islamistes séparatistes que l’Inde accuse d’être liés au Pakistan. M. Powell a souligné, dans ses conversations avec les deux camps, que «tout conflit entre les deux pays n’apporterait rien de bon ni à l’un ni à l’autre» et a invité Islamabad et New Delhi à «résoudre leurs divergences par le dialogue», a rapporté M. Reeker. Les États-Unis ont donné un motif de satisfaction à l’Inde, en inscrivant officiellement deux mouvements radicaux du Cachemire sur la liste du département d’État des groupes considérés comme des «organisations terroristes étrangères». L’Inde estime que ces deux organisations, le Lashkar-e-Taïba et le Jaish-e-Mohammad, sont activement soutenues par le Pakistan, et les accuse d’être à l’origine de l’attaque contre le Parlement indien à New Delhi, le 13 décembre. Cette inscription sur la liste noire du département d’État est avant tout symbolique – les deux mouvements ont peu ou pas d’activités sur le sol américain et étaient déjà soumis à des sanctions financières et à un gel de leurs avoirs par les États-Unis – mais pousse le Pakistan à ne pas relâcher sa pression sur eux. La décision d’étendre cette liste à ces deux groupes constitue «une nouvelle étape dans notre campagne pour éliminer le fléau du terrorisme» après les attentats du 11 septembre, a déclaré M. Powell dans un communiqué annonçant la décision américaine. Le département d’État a dans le même temps rendu hommage aux efforts du président pakistanais, qui a placé son pays dans la coalition antiterroriste conduite par Washington, pour lutter contre les organisations extrémistes. «Par les mesures qu’il a déjà prises pour répondre à l’extrémisme au Pakistan, le président Musharraf a prouvé qu’il était un membre fiable et actif de la coalition» contre le terrorisme, a déclaré M. Reeker. Le porte-parole américain a rendu hommage aux derniers efforts du gouvernement d’Islamabad pour s’en prendre aux organisations radicales actives au Cachemire, tout en l’invitant implicitement à en faire davantage. Washington est «confiant dans le fait qu’il (le président Musharraf) continuera de faire preuve d’autorité dans la lutte contre le terrorisme», a affirmé M. Reeker.
Le secrétaire d’État américain Colin Powell multiplie depuis plusieurs jours les appels téléphoniques pour tenter de désamorcer l’escalade entre l’Inde et le Pakistan. Rompant un bref repos de fin d’année, le responsable américain a appelé à deux reprises pour chacun d’entre eux, le président pakistanais Pervez Musharraf et le ministre indien des Affaires étrangères Jaswant Singh. M. Powell a fait passer pour message «qu’il est d’une importance critique que les tensions baissent entre les deux pays», a rapporté un porte-parole du département d’État, Philip Reeker. Ces entretiens font suite à une dizaine d’autres conversations téléphoniques avec les responsables indiens et pakistanais, ainsi qu’avec les ministres des Affaires étrangères de deux pays influents dans la région, le Britannique Jack...