Au moment de la trêve hivernale, observée partout sauf en Angleterre, le classement en tête est extrêmement serré dans les cinq principaux championnats européens de football, excepté la France où Lens a huit points d’avance, avec en prime quelques surprises comme Chievo Vérone en Italie et Alavés en Espagne. C’est du Calcio qu’est venue la sensation de ce début de saison. Après les deux titres remportés par les clubs romains, la Lazio (2000) puis la Roma (2001), on s’attendait à une réplique des équipes du nord. Si l’Inter Milan occupe la tête, grâce à l’efficacité de son duo Christian Vieri-Ronaldo, reconstitué après le retour de blessure du Brésilien (toutefois de nouveau touché par une contracture bénigne), c’est le Chievo Vérone qui créé l’événement. Pour sa première saison en Série A, il a longtemps mené la danse et occupe désormais la troisième place, avec un match et cinq points de moins que l’Inter. Entre les deux s’est intercalée l’AS Rome (à un point de l’Inter), sérieuse prétendante à sa propre succession. À mi-parcours, avant la 17e journée, ces formations ont la mainmise sur le championnat, devant la Juventus Turin et le Milan AC, quatrième et cinquième à six et sept points de l’Inter. Le Barça à la peine En Espagne, après un début de saison cauchemardesque, le champion en titre, le Real Madrid, deuxième à un point du Deportivo La Corogne, semble avoir parfaitement digéré l’apport de sa recrue vedette, le Français Zinédine Zidane. Pour autant, avant la 19e journée, seuls trois points séparent le leader du septième, Valence, avec dans le lot des équipes pour le moins inattendues, comme le Bétis Séville, promu à la recherche de son lustre d’antan, l’Athletic Bilbao, requinqué par le retour de l’entraîneur allemand Jupp Heynckes, et surtout Alavés. Le finaliste de la Coupe de l’UEFA 2000-01 a occupé la première place en septembre puis début décembre, pour la première fois depuis 1930. Alavés est actuellement sixième, mais avec un match en moins que les formations qui le précèdent. De son côté, le FC Barcelone, qu’on pensait voir jouer les premiers rôles, n’est que huitième, victime de son irrégularité. La France atypique Les champions sortants en Allemagne et en Angleterre semblent avoir plus de mal que le Real. Le Bayern Munich, qui se portait bien en début de saison, a notablement levé le pied, et n’est que cinquième, à cinq points du leader, le Bayer Leverkusen, avant la 19e journée. Le Bayer a de plus en plus le titre en vue, tout comme le Borussia Dortmund (à égalité de points). En Angleterre au contraire, Manchester United, après un passage difficile, s’est repris et occupe le cinquième rang, à six points du leader Newcastle. Ce dernier est sous la menace d’Arsenal (2e à 3 points), et surtout de Liverpool (3e à 3 pts et un match en moins). Le quatrième, Leeds, compte quatre points de retard sur les «Magpies». De tous les grands championnats, la situation de la France est la plus atypique. Non seulement en raison de la marge prise par le leader lensois (8 points de plus que Lyon, Auxerre et Lille, qui ont un match en moins), mais surtout au regard de la position du champion sortant. Avant la 20e journée, Nantes est avant-dernier, avec un match et un point de plus que le dernier, Lorient, et se débat pour éviter la relégation. À cinq mois de la Coupe du monde, rien n’est donc fait dans ces championnats majeurs. D’autant que l’arrivée du Mondial, objectif des meilleurs joueurs des grosses cylindrées européennes, pourrait accaparer en fin de saison l’attention de ces derniers, au bénéfice d’outsiders qu’on n’attendait pas forcément au plus haut niveau.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Au moment de la trêve hivernale, observée partout sauf en Angleterre, le classement en tête est extrêmement serré dans les cinq principaux championnats européens de football, excepté la France où Lens a huit points d’avance, avec en prime quelques surprises comme Chievo Vérone en Italie et Alavés en Espagne. C’est du Calcio qu’est venue la sensation de ce début de saison. Après les deux titres remportés par les clubs romains, la Lazio (2000) puis la Roma (2001), on s’attendait à une réplique des équipes du nord. Si l’Inter Milan occupe la tête, grâce à l’efficacité de son duo Christian Vieri-Ronaldo, reconstitué après le retour de blessure du Brésilien (toutefois de nouveau touché par une contracture bénigne), c’est le Chievo Vérone qui créé l’événement. Pour sa première saison en Série A,...