Après avoir conquis le titre de champion WBA de boxe des mi-lourds, assez facilement (arrêt 11e), à Orléans, contre l’Américain Robert Koon, Bruno Girard lorgnait déjà vers l’incontournable champion (WBC-IBF) de la catégorie, un autre Américain, Roy Jones. Le Solognot a eu le loisir de songer à un championnat du monde, titre unifié en jeu, pendant le contrôle antidopage. «J’aimerais bien boxer pour la réunification contre Jones, soulignait-il. Ce serait d’ailleurs la voie logique dans 90 jours». Plus prudent, son mentor, Louis Acariès, évoquait également la piste de l’Américain Lou del Valle, contre lequel Girard devait initialement croiser les gants sans une fracture de fatigue de la main gauche, que d’aucuns avaient trouvé diplomatique. Ces deux boxeurs s’étaient séparés sur un nul le 4 août dernier à Marseille. Sur les bords de la Loire, à deux pas de chez lui, le Français n’a d’ailleurs pas perdu au change en rencontrant le modeste officier de police de l’Alabama qui a eu du mal à faire croire, malgré son classement de n° 6 WBA, qu’il avait la graine d’un prétendant mondial. En dépit d’une allonge bien supérieure due à la différence de taille (1,86 m contre 1,82 m), l’ancien monarque des super-moyens est toujours resté extrêmement vigilant, se méfiant de la frappe de son rival. «J’ai un menton et une tempe, expliquait-il, je ne voulais pas monter bêtement à l’abordage, au risque de prendre un contre». Les lourds-légers peut-être La salle du Zénith pleine comme un œuf se préparait déjà à un combat (inégal) allant à son terme lorsque l’arbitre a décidé que la leçon avait assez duré. «C’est dommage, observait du reste l’ancien champion WBA des légers Julien Lorcy. Le combat était certes à sens unique car Koon n’avait donné que trois ou quatre coups mais celui-ci méritait de finir en raison de son courage». Bruno Girard a donc sauté sur l’aubaine d’une deuxième chance après l’essai manqué contre Del Valle. Cependant, de nombreux spectateurs sont en droit de s’interroger sur l’opportunité d’une explication face à Roy Jones, lequel est souvent considéré comme le meilleur boxeur actuel, toutes catégories confondues. Mais, à 31 ans, l’éducateur n’est pas homme à se défiler. Il ne repousse pas l’idée de montrer, éventuellement, chez les lourds-légers, même si un tel scénario n’est pas d’actualité. Tenter d’être l’unique pugiliste de l’Hexagone à signer un titre dans trois carégories différentes ne serait pas pour lui déplaire. «Avec ma taille, cela pourrait être envisageable, convient-il. Il me faudrait toutefois faire des séances de musculation». En attendant de se plier aux décisions des frères Louis et Michel Acariès sur son proche avenir, le chasseur des alentours ira goûter le repos au Grand Prix des champions de la Plagne (Savoie) cette semaine. Auparavant, il se sera plié de bon cœur à une tradition : «Offrir le café et les croissants» à ses chers concitoyens de Billy (Loir-et-Cher). Il n’y manque jamais. Vainqueur comme vaincu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après avoir conquis le titre de champion WBA de boxe des mi-lourds, assez facilement (arrêt 11e), à Orléans, contre l’Américain Robert Koon, Bruno Girard lorgnait déjà vers l’incontournable champion (WBC-IBF) de la catégorie, un autre Américain, Roy Jones. Le Solognot a eu le loisir de songer à un championnat du monde, titre unifié en jeu, pendant le contrôle antidopage. «J’aimerais bien boxer pour la réunification contre Jones, soulignait-il. Ce serait d’ailleurs la voie logique dans 90 jours». Plus prudent, son mentor, Louis Acariès, évoquait également la piste de l’Américain Lou del Valle, contre lequel Girard devait initialement croiser les gants sans une fracture de fatigue de la main gauche, que d’aucuns avaient trouvé diplomatique. Ces deux boxeurs s’étaient séparés sur un nul le 4 août...