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Actualités - Chronologies

Pékin appelle Washington à tenir compte des opinions du reste du monde

La Chine a appelé hier Washington à tenir compte des opinions du reste du monde avant d’abroger unilatéralement le traité antibalistique ABM. «Nous pensons que, dans la situation actuelle, il est très important de continuer les efforts internationaux de contrôle et de réduction des armements et de maintenir la stabilité stratégique globale», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères en réponse à la décision du président américain George W. Bush de dénoncer le traité ABM signé en 1972 par Washington et Moscou. «Nous invitons les États-Unis à tenir sérieusement compte des opinions de nombreux pays dans le monde», a ajouté la porte-parole du ministre Zhang Qiyue dans un communiqué. Dans des conversations téléphoniques jeudi avec M. Bush, mais également avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président chinois Jiang Zemin avait déjà fait état des réticences chinoises face à la décision américaine et souligné la nécessité d’une poursuite des efforts de contrôle et de réduction des armements «dans la situation actuelle». Le président chinois, cité par le Quotidien du Peuple, avait ajouté que la Chine était prête à faire «ses propres efforts pour travailler avec tous les autres pays afin de continuer à maintenir la paix et la stabilité dans le monde». La Chine a constamment répété qu’une abrogation du traité, permettant aux États-Unis de déployer un bouclier antimissile, risquait de relancer la course aux armements et de remettre en cause l’équilibre stratégique mondial. Jeudi déjà, dès avant l’annonce formelle de la décision américaine, la Chine avait exprimé sa «préoccupation». «La Chine n’est pas favorable à un système antimissile, elle craint qu’il n’ait des répercussions négatives», avait déclaré Mme Zhang Qiyue au cours d’un point de presse bihebdomadaire, avant de réitérer la demande chinoise d’un «dialogue stratégique» avec les États-Unis sur cette question. La Chine craint que le déploiement d’un bouclier antimissile américain ne rende obsolète son propre arsenal et surtout qu’à terme Washington ne fournisse une protection antimissile à Taïwan – une île qu’elle considère comme une province rebelle devant réintégrer à tout prix le giron chinois.
La Chine a appelé hier Washington à tenir compte des opinions du reste du monde avant d’abroger unilatéralement le traité antibalistique ABM. «Nous pensons que, dans la situation actuelle, il est très important de continuer les efforts internationaux de contrôle et de réduction des armements et de maintenir la stabilité stratégique globale», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères en réponse à la décision du président américain George W. Bush de dénoncer le traité ABM signé en 1972 par Washington et Moscou. «Nous invitons les États-Unis à tenir sérieusement compte des opinions de nombreux pays dans le monde», a ajouté la porte-parole du ministre Zhang Qiyue dans un communiqué. Dans des conversations téléphoniques jeudi avec M. Bush, mais également avec son homologue russe Vladimir...