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Actualités - Chronologies

Des opposants étudient un « scénario afghan » en Irak

Des opposants irakiens affirment évaluer une possible réédition en Irak de la guerre d’Afghanistan, dans la perspective d’un renversement du régime de Saddam Hussein avec l’aide des États-Unis. «Les États-Unis sont en train de procéder à une compilation de preuves sur le soutien de Saddam au terrorisme et aux attaques-suicide du 11 septembre ainsi que sur le développement des armes de destruction massive présenté comme un acte terroriste», a déclaré un opposant irakien. Cet opposant, joint par téléphone à Washington où il réside, a estimé que «Saddam est ainsi un terroriste (...) et Washington va inévitablement agir contre lui». Selon lui, une opération militaire américaine en Irak n’est qu’«une question de temps». Les États-Unis, encouragés par les succès remportés en Afghanistan, vont s’occuper ensuite de l’Irak, a-t-il ajouté sous couvert de l’anonymat. La commission des relations internationales à la Chambre des représentants a adopté mercredi une résolution, selon laquelle le refus de l’Irak d’autoriser des inspections de l’Onu de son armement «présente une menace grandissante pour les États-Unis, leurs alliés, la sécurité et la paix internationales». La veille, le vice-président américain Dick Cheney avait indiqué que le sort du régime taliban en Afghanistan, défait dans la campagne antiterroriste menée par les États-Unis, devrait servir de mise en garde au régime irakien. Dans la mesure où le Pakistan a rejoint la coalition antitalibane, il est peu probable que les pays voisins de l’Irak s’opposent à une action des États-Unis visant à aider l’opposition irakienne à renverser Saddam Hussein, a estimé l’opposant. Il faudrait disposer d’un gouvernement intérimaire qui soit en mesure de donner le coup de grâce à Saddam Hussein et de «rassurer» les pays voisins, a-t-il ajouté. Selon lui, le Congrès national irakien (CNI) serait l’équivalent de l’Alliance du Nord en Afghanistan. Le CNI, mosaïque de groupes d’opposition nationaliste, religieuse ou régionale, basé à Londres, est fréquemment critiqué à mots couverts au département d’État américain pour n’avoir pas réussi à surmonter ses divergences internes et à n’être pas parvenu à présenter une stratégie cohérente. Pour Hamed al-Bayati, le représentant à Londres de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII, opposition chiite basée en Iran), les pays voisins pourraient cautionner une opération américaine si elle visait le régime de Bagdad. Le soutien de Téhéran dépendrait de l’ampleur de l’intervention américaine et du nouveau régime qui serait installé à Bagdad, a-t-il expliqué. «L’Iran n’accepterait jamais l’intervention des États-Unis avec des troupes terrestres pour changer le régime de Bagdad et refuserait donc aussi un rôle américain important dans la formation du nouveau gouvernement», a indiqué M. Bayati. Il a affirmé que l’ASRII s’opposerait à une action «unilatérale» de Washington soulignant que «toute opération doit se faire dans le cadre de l’Onu». Hoshyar Zebari, responsable du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), l’une des deux factions d’opposition contrôlant le nord de l’Irak, a estimé qu’en fonction de ses contacts avec des responsables américains, il était prématuré de parler d’un «scénario afghan» en Irak. «Mais la question irakienne sera de nouveau posée, en relation avec les inspecteurs» de l’Onu en désarmement dont le retour en Irak est rejeté par Bagdad malgré l’insistance de Washington, a-t-il cependant ajouté. Le PDK veut «un régime démocratique où les Kurdes seront pleinement représentés et qui œuvrerait pour un système fédéral dans le cadre d’un Irak unifié», a-t-il conclu.
Des opposants irakiens affirment évaluer une possible réédition en Irak de la guerre d’Afghanistan, dans la perspective d’un renversement du régime de Saddam Hussein avec l’aide des États-Unis. «Les États-Unis sont en train de procéder à une compilation de preuves sur le soutien de Saddam au terrorisme et aux attaques-suicide du 11 septembre ainsi que sur le développement des armes de destruction massive présenté comme un acte terroriste», a déclaré un opposant irakien. Cet opposant, joint par téléphone à Washington où il réside, a estimé que «Saddam est ainsi un terroriste (...) et Washington va inévitablement agir contre lui». Selon lui, une opération militaire américaine en Irak n’est qu’«une question de temps». Les États-Unis, encouragés par les succès remportés en Afghanistan, vont...