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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Léger raffermissement du dollar à l’étranger

Le dollar s’est brièvement effrité hier, après la publication de chiffres sur les ventes de détail américaines pour novembre plus mauvais que prévu, avant de recouvrer tout le terrain qu’il avait perdu par manque d’entrain des autres grandes monnaies, notamment l’euro et le sterling. Les investisseurs ont été d’abord déçus par l’annonce du département américain du Commerce que les ventes de détail ont plongé de 3,7 % le mois dernier contre une progression révisée de 7,1 % à 6,4 % en octobre, témoignant de l’affaiblissement de l’économie illustré par la baisse de la consommation qui représente en général les deux tiers du Produit intérieur brut (PIB) aux États-Unis. Mais, après qu’ils eurent appris du département américain du Travail que les prix à la production ont baissé de 0,6 % contre 1,6 % pendant la même période et que les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont diminué de 86 000 au cours de la semaine achevée le 8 décembre pour ne totaliser que 394 000, ils ont repris confiance dans les perspectives de reprise de l’économie américaine qui crée de nouveaux emplois dans un contexte non inflationniste. De plus, les opérateurs ont été sensibilisés par la révision en baisse de la Banque centrale européenne (BCE) de ses projections de croissance pour 2002 d’une fourchette entre 2,1 % à 3,1 % à une fourchette de 0,7% à 1,7 % à un moment. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la Confédération de l’industrie britannique (CBI) que le secteur manufacturier en Grande-Bretagne, en récession depuis le printemps 2001, continuait de souffrir en novembre et début décembre du niveau très bas des commandes à l’industrie et très élevé des stocks de produits finis. Ces données européennes sont donc venues à la rescousse du dollar sans toutefois lui permettre de trouver une direction franchement haussière, en attendant les chiffres sur la production industrielle américaine en novembre devant paraître aujourd’hui avec les prix à la consommation pendant la même période. Il s’est négocié, en effet, à New York, sur un ton légèrement soutenu comme suit : – 0,8935 pour un euro contre 0,8985, la veille – 1,4425 pour un sterling contre 1,4465 – 2,1890 DM contre 2,1765 – 7,3415 FF contre 7,3005 – 1,6510 FS contre 1,6425 – 2 167,05 lires contre 2 155,00 – 126,25 yens contre 126,05. Les mises en garde de Lucent et Ciena ont pesé sur Wall Street et le Nasdaq Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont continué de fonctionner hier sous le signe des mises en garde lancées par les grandes sociétés sur leurs résultats trimestriels. L’activité boursière s’est nettement ralentie en milieu de journée à New York pendant la diffusion d’une vidéocassette montrant Oussama Ben Laden qui se vantait d’avoir planifié les attentats du 11 septembre aux États-Unis, ont noté des courtiers. Selon ces mêmes milieux, une correction à la baisse semble se profiler pour les principaux indices boursiers, notamment dans la haute technologie, après les avertissements lancés par plusieurs entreprises du secteur, telles que Lucent Technologies et Ciena. Bien que les données macroéconomiques aient été relativement encourageantes hier avec une baisse de 0,6 % des prix à la production en novembre et une chute de 86 000 des demandes d’allocations chômage la semaine dernière qui ont éclipsé la chute de 3,7 % des ventes de détail le mois dernier, la tendance de la cote est restée baissière sous l’influence des nouvelles déprimantes en provenance des sociétés. À cet égard, les investisseurs ont fait état de l’annonce par Lucent d’une chute de 30 % à 35 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2001/2202 (clos fin décembre), soit entre 3,1 et 3,4 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent, et une perte de 23 à 26 cents par action. Il en est de même de Ciena qui a averti ses actionnaires dans un communiqué que ses bénéfices par action seront réduits de 14 cents à 5 cents au quatrième trimestre. De son côté, Qwest a émis une mise en garde aussi pour 2002 en annonçant la suppression de 7 000 emplois supplémentaires, au moment où les doutes grandissaient sur la fusion entre Hewlett-Packard et Compaq. C’est dans ce contexte, que l’indice composite Nasdaq est repassé au-dessous du seuil des 2 000 points (à 1 950 points) pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 9 889,00 points et un plus bas à 9 745,70 points, avant d’afficher en préclôture 9 760,23 points, en baisse de 134,58 points sur la veille. Poursuite de la baisse dans les Bourses européennes Les Bourses européennes ont fini en baisse jeudi, déprimées par la baisse record des ventes au détail aux États-Unis en novembre, des résultats d’entreprises décevants et des révisions en baisse d’objectifs par d’autres. À la clôture des grandes places européennes, l’indice Eurotop-300 abandonnait 1,58 % à 1 209,12 et l’indice EuroStoxx-50 reculait de 2,19 % à 3 611,57. Londres a cédé 1,03 % à 5 067,1, Francfort reculait de 1,91 % à 4 966,05 et Paris 2,22 % à 4 410,66. Le constructeur de matériel pour les télécommunications Lucent Technologies a prévenu le marché que sa perte trimestrielle serait supérieure aux prévisions. Dans la foulée, Alcatel a perdu 7,39 % à 19,55 euros et Ericsson 5,1 % à 58 couronnes. Nokia a reculé de 1,39 euro à 27. L’indice européen des technologiques a perdu 4,93 %. Par ailleurs, le britannique BSkyB a accusé un recul de 6,00 %. La Deutsche Bank a dit placer 150 millions de certificats qui seront convertis d’ici à 2002 en actions du bouquet satellitaire et qui représentent un montant de 1,065 milliard de sterling (1,53 milliard de dollars). Tokyo : accentuation des pertes L’indice de référence Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de jeudi en baisse de 3,4 %, ou 368,07 points, à 10 433,45 points, sur des prises de bénéfices faisant suite à la forte hausse des cours mercredi, ont indiqué des courtiers. L’indice élargi Topix a perdu 23,24 points à 1 012,93, dans un volume de transactions modéré avec 818 millions d’actions échangées contre 924,5 millions mercredi. Au total, 841 titres ont clôturé en baisse, 504 en hausse et 140 sont demeurés inchangés. «C’est une réaction aux gains de la veille, qui n’a pas tenu compte du rebond des marchés américains dans la nuit», a estimé Hiroichi Nishi de Nikko Cordial Securities. «La baisse est principalement due aux secteurs technologique et bancaire, qui ont de gros impacts sur l’indice», a-t-il expliqué. Selon des opérateurs, le marché a aussi pâti de l’attentisme des investisseurs à la veille de l’expiration de contrats à terme pour décembre. La hausse de mercredi était due à l’érosion plus faible que prévu du moral des chefs d’entreprise révélée dans le rapport de la Banque du Japon, mais n’est pas révélatrice de la santé réelle de l’économie nippone, ont-ils ajouté. Les banques attribuent leurs pertes aux inquiétudes concernant l’effacement de leurs créances douteuses, ont indiqué des opérateurs. Le pessimisme est aussi alimenté par les récents dépôts de bilan de Aoki, entreprise moyenne du bâtiment, et Niigata Engeneering, constructeur de machines industrielles, qui font tous deux partie du Nikkei. «Si les banques continuent de glisser, le Nikkei continuera aussi de baisser. Mais les niveaux de prix sont actuellement assez bas, je ne pense pas que les bancaires chuteront beaucoup plus», a pronostiqué Takafumi Ochiai de WestLB Securities. Aux technologiques, Hitachi a lâché 30 yens (-3,2 %) à 895 yens et NEC a perdu 23 yens à 1,372. Toshiba a abandonné 23 yens (-4,6 %) à 482, après l’annonce d’une alliance imminente avec le fabricant de puces allemand Infineon dans le domaine des DRAM. Les banques ont aussi perdu du terrain, avec Mizuho Holdings qui a lâché 14 000 yens (-5,3 %) à 250 000 et UFJ Holdings 17 000 (-5,6 %) à 285 000 yens. Toyota Motor a baissé de 80 yens à 3 000. Asahi Breweries a bondi au lendemain de l’annonce de l’abandon par le parti au pouvoir d’une hausse projetée des taxes sur des boissons à faible teneur en malt très populaires dans l’archipel. Asahi Breweries a grimpé de 25 yens à 1 217 yens.
Le dollar s’est brièvement effrité hier, après la publication de chiffres sur les ventes de détail américaines pour novembre plus mauvais que prévu, avant de recouvrer tout le terrain qu’il avait perdu par manque d’entrain des autres grandes monnaies, notamment l’euro et le sterling. Les investisseurs ont été d’abord déçus par l’annonce du département américain du Commerce que les ventes de détail ont plongé de 3,7 % le mois dernier contre une progression révisée de 7,1 % à 6,4 % en octobre, témoignant de l’affaiblissement de l’économie illustré par la baisse de la consommation qui représente en général les deux tiers du Produit intérieur brut (PIB) aux États-Unis. Mais, après qu’ils eurent appris du département américain du Travail que les prix à la production ont baissé de 0,6 % contre...