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Actualités - Chronologies

Les Palestiniens se sentent lâchés par l’Union européenne

Les Palestiniens se sentent lâchés par leur principal bailleur de fonds, l’Union européenne, à la suite de la fermeté affichée par celle-ci à leur égard, mais tentent de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont demandé lundi à l’Autorité palestinienne de «démanteler les réseaux terroristes du Hamas et du Jihad islamique», et de lancer «un appel public en langue arabe proclamant la fin de l’intifada armée». Cet appel, salué par Israël, a été transmis de vive voix mardi au président palestinien par le haut représentant de l’UE pour la politique extérieure, Javier Solana, qui effectue une visite dans la région. Prenant acte de l’appel de l’UE, les Palestiniens ont toutefois choisi de mettre davantage l’accent sur l’autre demande des Quinze, adressée au gouvernement israélien et lui demandant de retirer ses forces des territoires autonomes, d’arrêter les exécutions «extrajudiciaires», de lever les bouclages et de geler la colonisation. «Le communiqué de l’UE est équilibré, à l’image de ses positions. Nous avons cependant besoin à présent d’un plan d’action plutôt que d’un communiqué qui énumère ce que nous devons faire», a déclaré le secrétaire général du gouvernement palestinien, Ahmed Abdelrahmane. Selon lui, ce «plan d’action» doit également s’appliquer à Israël pour qu’il cesse son escalade militaire contre les Palestiniens et les liquidations d’activistes et se retire des territoires occupés. Pour l’analyste palestinien Ghassan el-Khatib, la réaction officielle de l’Autorité palestinienne favorable au communiqué des Quinze ne reflète pas sa vraie position. «L’Autorité palestinienne est dans une situation très difficile et ne peut pas se permettre de perdre le soutien de l’UE. Qualifier le communiqué européen d’équilibré ne reflète pas le vrai sentiment de l’Autorité», a affirmé M. Khatib. Selon lui, l’appel de l’UE «n’est pas constructif» et s’aligne sur la position américaine soutenant Israël et ses exigences. «Ce communiqué est partial. Il ne mènera nulle part parce qu’il omet l’occupation israélienne et ne présente pas de perspective d’un processus de négociation aux deux parties», a estimé l’analyste palestinien. «Ce communiqué, qui reprend la position américaine, va encourager Israël à poursuivre ses actes violents, rendant les Palestiniens plus frustrés et plus désespérés», a-t-il ajouté. Selon l’analyste israélien Yehud ben Meir du Centre Jaffe pour les études stratégiques, l’UE a «pour une fois, traduit sa condamnation du terrorisme en une demande concrète», sommant Yasser Arafat d’agir. M. Ben Meir, ancien député à la Knesset, estime que le dirigeant Arafat va répondre favorablement à la demande européenne. «L’UE est son principal allié, diplomatiquement et financièrement, et il doit agir au risque de perdre sa crédibilité», affirme-t-il. Après son entrevue avec M. Arafat à Ramallah en Cisjordanie, M. Solana avait déclaré à une chaîne de télévision avoir décelé «une décision stratégique de la part des leaders de l’Autorité palestinienne d’œuvrer contre le terrorisme et de démanteler les organisations qui soutiennent les activités terroristes». Il a cependant réitéré le soutien de l’UE à M. Arafat. «Nous vous considérons comme le président du peuple palestinien et de ses représentants et l’UE continue de vous soutenir», a-t-il dit.
Les Palestiniens se sentent lâchés par leur principal bailleur de fonds, l’Union européenne, à la suite de la fermeté affichée par celle-ci à leur égard, mais tentent de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont demandé lundi à l’Autorité palestinienne de «démanteler les réseaux terroristes du Hamas et du Jihad islamique», et de lancer «un appel public en langue arabe proclamant la fin de l’intifada armée». Cet appel, salué par Israël, a été transmis de vive voix mardi au président palestinien par le haut représentant de l’UE pour la politique extérieure, Javier Solana, qui effectue une visite dans la région. Prenant acte de l’appel de l’UE, les Palestiniens ont toutefois choisi de mettre davantage l’accent sur l’autre demande...