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Actualités - Chronologies

Powell à Moscou pour parler antiterrorisme et questions stratégiques

Le secrétaire d’État américain Colin Powell est arrivé dimanche à Moscou pour une visite destinée à parler de la lutte contre le terrorisme et tenter de faire avancer les difficiles discussions sur le projet américain de bouclier antimissile, auquel Moscou s’oppose toujours. M. Powell, dont c’est la première visite officielle dans la capitale russe depuis sa prise de fonctions en janvier dernier, a eu dans la soirée d’hier des entretiens avec son homologue, le ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov, et doit rencontrer aujourd’hui le président Vladimir Poutine. Le secrétaire d’État a débuté sa visite par un geste hautement symbolique en déposant en fin d’après-midi une gerbe sur les lieux d’un attentat qui avait fait 13 morts le 8 août 2000 en plein centre de Moscou, place Pouchkine. Près de trois mois après les attentats du 11 septembre à Washington et New York, M. Powell a affirmé que ce geste visait à montrer que «ce genre d’événement n’est pas propre aux États-Unis, mais peut arriver partout dans le monde». La piste des indépendantistes tchétchènes avait été invoquée, mais jamais formellement prouvée, dans cet attentat pour lequel la mafia russe est également suspectée. M. Powell a affirmé également qu’il continuerait de faire pression pour que Moscou privilégie une solution politique pour mettre fin au conflit avec les séparatistes en Tchétchénie, que Moscou accuse d’être notamment soutenus par les mêmes réseaux islamistes que ceux qui ont frappé aux États-Unis. Les États-Unis se sont à de multiples reprises félicités de la coopération sans précédent apportée par Moscou après les attentats du 11 septembre en matière de lutte contre le terrorisme et d’aide dans leur campagne en Afghanistan. Les discussions s’annoncent plus difficiles sur le dossier du «bouclier» antimissile américain, un projet-phare du président George W. Bush, qui se heurte au refus de Moscou de modifier ou abandonner le traité ABM de 1972. «Il y a toujours un désaccord au sujet de nos programmes de défense antimissile», a déclaré le chef de la diplomatie américaine à des journalistes l’accompagnant dans l’avion le menant à Moscou, en provenance du Kazakhstan. «La Russie continue de considérer que le traité ABM est au centre du cadre stratégique. Nous n’avons pas réussi à les persuader du contraire, et ils n’ont pas non plus réussi à nous convaincre», a déclaré M. Powell. Le traité ABM conclu entre Washington et Moscou du temps de l’Union soviétique interdit le déploiement d’un système d’interception des missiles balistiques tel que celui envisagé par Washington. Il empêche également la réalisation d’essais plus poussés que ceux auxquels les Américains ont déjà procédé. Washington a menacé à plusieurs reprises de se retirer unilatéralement de ce traité pour pouvoir mener à bien son projet, si la Russie persistait dans son refus de réviser ou d’abandonner le traité ABM. M. Powell s’est montré en revanche plus optimiste sur la question de la réduction des armements stratégiques existants, après que le président Bush eut proposé mi-novembre de réduire l’arsenal américain dans une fourchette de 1 700 à 2 200 ogives, contre 7 000 actuellement. «La seule chose qu’il nous faut est entendre un chiffre de leur part», a-t-il déclaré. La Russie n’a pas encore donné son accord sur un chiffre précis, mais a évoqué à de nombreuses reprises l’objectif de 1 500 ogives de part et d’autre. Le chef de la diplomatie américaine et ses interlocuteurs russes devraient également parler de la situation en Afghanistan. Moscou et Washington font tous deux partie du groupe dit «6+2», qui regroupe les six pays frontaliers de l’Afghanistan, ainsi que la Russie et les États-Unis. M. Powell doit poursuivre sa tournée en se rendant lundi à Berlin, puis mardi à Paris et à Londres, pour des entretiens centrés sur l’Afghanistan, avant de rentrer à Washington.
Le secrétaire d’État américain Colin Powell est arrivé dimanche à Moscou pour une visite destinée à parler de la lutte contre le terrorisme et tenter de faire avancer les difficiles discussions sur le projet américain de bouclier antimissile, auquel Moscou s’oppose toujours. M. Powell, dont c’est la première visite officielle dans la capitale russe depuis sa prise de fonctions en janvier dernier, a eu dans la soirée d’hier des entretiens avec son homologue, le ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov, et doit rencontrer aujourd’hui le président Vladimir Poutine. Le secrétaire d’État a débuté sa visite par un geste hautement symbolique en déposant en fin d’après-midi une gerbe sur les lieux d’un attentat qui avait fait 13 morts le 8 août 2000 en plein centre de Moscou, place Pouchkine. Près de...