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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Dollar soutenu par les statistiques américaines

À l’étranger, le dollar est parvenu à recouvrer tout le terrain qu’il avait perdu dans la matinée d’hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de la publication de nouvelles statistiques aux États-Unis plutôt rassurantes. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce du département américain du Commerce que les commandes de biens durables auraient fortement augmenté le mois dernier de 12,8 % contre une baisse de 9,2 % en septembre, dans une proportion nettement supérieure aux attentes des analystes qui misaient sur une hausse de 2 % seulement. Cette première progression de cet indice depuis mai dernier est venue donc réconforter les investisseurs au lendemain des interrogations sur la santé de l’économie américaine après le Livre beige de la Réserve fédérale (Fed) la veille et l’indice de confiance des consommateurs américains en novembre, mardi, semant des doutes quant à une reprise rapide aux États-Unis. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les ventes de logements neufs auraient augmenté de 0,2 % le mois dernier après une révision des chiffres de septembre d’une baisse de 1,4 % à une hausse de 1 %. Cela étant, les autres grandes monnaies, notamment l’euro, n’ont pas réussi à maintenir très longtemps leurs gains contre le dollar, surtout après l’annonce par l’Office européen des statistiques (Eurostat) que le produit intérieur brut (PIB) dans la zone euro n’a augmenté que de 0,1 % au troisième trimestre, comme au deuxième trimestre, et par l’Institut national de statistiques et des études économiques (INSEE) que le climat des affaires s’est dégradé en France en novembre à 89 points contre 93 points en octobre et en septembre. Cela d’autant qu’on apprenait que la production industrielle au Japon a diminué de 0,3 % le mois dernier et que le taux du chômage a atteint un record de 5,4 % de la population active pendant la même période. Mais, après l’annonce par le département américain du Travail que les demandes d’allocations-chômage aux États-Unis auraient augmenté de 54 000 dossiers la semaine dernière, en raison vraisemblablement de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles, l’incertitude sur un redressement ferme de l’économie américaine est restée toujours de mise, empêchant le dollar de renouer sensiblement avec la hausse. Il s’est, en effet, négocié à New York sur un ton résistant mais hésitant en attendant les chiffres du PIB américain au troisième trimestre aujourd’hui, et ce comme suit : – 0,8875 pour un euro contre 0,8880, la veille – 1,4250 pour un sterling contre 1,4265 – 2,2040 DM contre 2,2025 – 7,3910 FF contre 7,3870 – 1,6540 FS contre 1,6465 – 2 181,75 lires contre 2 180,50 – 123,80 yens contre 123,05. Reprise technique des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont profité hier d’une chasse aux bonnes affaires après les pertes essuyées la veille, à la suite de l’annonce d’un bond surprise des commandes de biens durables de 12,8 % le mois dernier. Mais les retombées de la débâcle du courtier américain en énergie Enron et l’envolée des demandes hebdomadaires d’allocations-chômage la semaine dernière sont venues contenir les ardeurs des investisseurs. Dans l’ensemble, les opérateurs boursiers avaient hier plus de bonnes nouvelles que de mauvaises nouvelles. Cela d’autant qu’ils étaient encouragés à acheter par les mauvais chiffres de l’emploi qui, associés à la baisse inattendue de la confiance des consommateurs américains en novembre, faisaient attendre une nouvelle baisse des taux directeurs le 11 décembre, lors de la prochaine réunion de la Fed. Pourtant, la poursuite des attaques à la baisse d’Enron, qui est au bord de la faillite après que son rival Dynegy eut renoncé à le racheter, est venue assombrir le climat entourant le marché, dans la mesure où plusieurs prêts accordés à cette firme étaient garantis par des banques américaines et étrangères. Ce phénomène a été accentué par la décision de l’agence de notation Standard and Poor’s d’exclure de son indice S&P 500 après la clôture de la Bourse hier les actions d’Enron et de les remplacer par celles du fabricant de microprocesseurs Nvidia qui a renoué avec la hausse. Dans la haute technologie, Cisco était aussi en hausse, après des commentaires positifs d’analystes sur ses résultats, notamment Morgan Stanley Dean Witter. Il en est de même de Palm, qui va supprimer 250 emplois pour réduire ses dépenses. Cela étant, l’indice composite Nasdaq ne tardait pas à repasser le seuil des 1 900 points à la hausse, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 9 691,39 points et un plus haut à 9 767,28 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 9 749,72 points, en hausse de 37,86 points sur la veille. Les Bourses européennes ont clôturé dans l’indécision Les marchés boursiers européens ont terminé sur une note indécise jeudi après-midi, soutenus d’un côté par l’orientation haussière de Wall Street mais affectés de l’autre par la statistique du chômage hebdomadaire aux États-Unis. L’indice FTSE Eurotop 300 a accusé un repli limité de 0,15 % à 1223,17, tandis que le DJ Euro Stoxx 50 était stable (-0,07 %) à 3629,37. À Paris, le Cac 40 est resté également inchangé (+0,01 %), de même que le FTSE 100 à Londres (+0,06 %), alors que Francfort a clôturé en hausse de 0,41 %. Aux technologiques, Nokia abandonne 2,6 %. Le leader mondial des téléphones mobiles souffre des réévaluations des analystes après sa tournée de New York en début de semaine, au cours de laquelle il a revu à la baisse ses prévisions de ventes mondiales de combinés. À l’inverse, aux assurances, Munich Ré avance de 4,84 %, en raison de sa prévision d’une forte progression de ses résultats l’an prochain, à la faveur d’un redressement du marché de la réassurance après les attentats du 11 septembre. Le leader mondial de la réassurance a accusé une perte de plus d’un milliard d’euros au troisième trimestre, mais escompte quand même un résultat positif pour 2001. Tokyo : poursuite de la hausse L’indice de référence Nikkei de la Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,3 %, jeudi, dans une séance marquée par quelques chasses aux bonnes affaires sur des titres de haute technologie, ont indiqué des courtiers. Le Nikkei a gagné 31,15 points, à 10 655,96. L’indice élargi Topix a chuté de 4,79 points, à 1048,50, dans un volume de transactions qui est remonté à environ 859 millions d’actions contre 707 millions mercredi. «Globalement, les titres ont évolué dans des marges étroites hier», a commenté Masaru Kazama, de chez Nissan Securities. «Les investisseurs ont sélectionné les titres devenus particulièrement attractifs après les baisses enregistrées mardi et mercredi, en particulier dans le high-tech», a-t-il expliqué. «Mais au-delà, le marché n’a guère été encouragé à acheter ou à vendre l’après-midi, et le Nikkei n’a guère bougé», a résumé M. Kazama. Parmi les technologiques, Kyocera a gagné 200 yens (+2,2 %), à 9200. L’équipementier de précision Nikon a gagné 1 yen (+0,1 %), à 1081. «Dans le même secteur, d’autres titres ont toutefois baissé comme Sony, qui a perdu 80 yens (-1,4 %), à 5750, et TDK, qui a baissé de 270 yens (-4,2 %), à 6 190». La séance a également été soutenue par les solides performances de certains titres dans les services et les pharmaceutiques, a indiqué Hiroichi Nishi, un analyste de chez Nikko Cordial Securities. Tokyo Electric Power, la plus grande compagnie d’électricité privée du monde, a gagné 40 yens (+1,5 %) à 2 730 yens, tandis que Kansai Electric Power gagnait 31 yens (+1,7 %) à 1 861. Le fabricant de médicaments Takeda Chemical Industries a gagné 20 yens (+0,36 %) à 5,530 yens, et Yamamouchi Pharmaceutical a engrangé 20 yens (+0,57 %) à 3540. Les bancaires ont suscité des sentiments mitigés après l’abaissement de la note de la dette à long terme du Japon et la mise sous surveillance de 12 grandes banques japonaises par l’agence de notation financière Standard and Poor’s (S&P) mercredi. Mizuho a gagné 6 000 yens (+1,9 %) à 318000, tandis que sa rivale UFJ en a perdu 27000 (-6,2 %) à 407000.
À l’étranger, le dollar est parvenu à recouvrer tout le terrain qu’il avait perdu dans la matinée d’hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de la publication de nouvelles statistiques aux États-Unis plutôt rassurantes. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce du département américain du Commerce que les commandes de biens durables auraient fortement augmenté le mois dernier de 12,8 % contre une baisse de 9,2 % en septembre, dans une proportion nettement supérieure aux attentes des analystes qui misaient sur une hausse de 2 % seulement. Cette première progression de cet indice depuis mai dernier est venue donc réconforter les investisseurs au lendemain des interrogations sur la santé de l’économie américaine après le Livre beige de la Réserve fédérale (Fed)...