La maison de l’ancien gouverneur taliban de Kaboul a été éventrée lors d’un raid américain il y a dix jours. Cette ruine recevait hier la visite de membres de l’agence de déminage des Nations unies en Afghanistan. «Il s’agit là d’un bon exemple de bombardement direct et précis», commente Ross Chamberlain, coordinateur de l’agence pour le nord, l’est et le centre de l’Afghanistan. «Cette maison a été probablement la cible d’une bombe téléguidée GBU 12, un projectile de 250 kg de type Mark 82, équipé d’un dispositif de guidage», précise Peter Le Sueur, conseiller technique de l’agence, face à l’amas de plaques de béton et de tôles tordues. La guerre en Afghanistan n’est pas finie que déjà les spécialistes en déminage sont à pied-d’œuvre pour localiser, isoler et neutraliser les munitions qui n’ont pas explosé. «Nous pensons que le commandant taliban ne se trouvait pas à l’intérieur quand la maison a été touchée, reprend Peter Le Sueur. Les maisons mitoyennes (détruites) étaient aussi occupées par des talibans». Ses services devront vérifier que, sous les décombres, ne se trouve pas une deuxième bombe qui n’aurait pas explosé. En plus du décompte des projectiles qui ont atteint leur cible, l’Onu note aussi ceux qui ont suivi une trajectoire erratique. C’est le cas d’un deuxième site où arrivent les spécialistes. Au pied d’une colline d’un faubourg de Kaboul, une maison n’est plus qu’un tas de briques. Il s’agit là pour Ross Chamberlain d’un «mauvais exemple» de bombardement. «Il semble hélas qu’ici la bombe a dévié pour frapper cette maison, occupée par une famille de dix Afghans, tous tués, explique M. Le Sueur. La bombe visait probablement le poste militaire sur la colline». Depuis cette terrible «bavure» il y a trois semaines, Arufa, la deuxième femme du père de famille décédé avec son épouse et ses enfants, pleure toutes les larmes de son corps sur les décombres. L’agence de déminage de l’Onu pour l’Afghanistan a pour l’instant recensé à Kaboul 30 victimes civiles des bombardements américains, indique Ross Chamberlain. Il précise que rien ne prouve que des bombes à fragmentation, très meurtrières, aient été larguées sur la capitale. Mais il fait cette terrible affirmation, révélatrice de la réalité des fameux «dégâts collatéraux» à Kaboul : «Il y a plus de mauvais exemples de bombardements que de bons exemples».
La maison de l’ancien gouverneur taliban de Kaboul a été éventrée lors d’un raid américain il y a dix jours. Cette ruine recevait hier la visite de membres de l’agence de déminage des Nations unies en Afghanistan. «Il s’agit là d’un bon exemple de bombardement direct et précis», commente Ross Chamberlain, coordinateur de l’agence pour le nord, l’est et le centre de l’Afghanistan. «Cette maison a été probablement la cible d’une bombe téléguidée GBU 12, un projectile de 250 kg de type Mark 82, équipé d’un dispositif de guidage», précise Peter Le Sueur, conseiller technique de l’agence, face à l’amas de plaques de béton et de tôles tordues. La guerre en Afghanistan n’est pas finie que déjà les spécialistes en déminage sont à pied-d’œuvre pour localiser, isoler et neutraliser les...
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