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Actualités - Chronologies

Washington mise sur une trêve en préliminaire aux pourparlers

Sans nouvelles propositions ni calendrier de négociations, les États-Unis, en pleine campagne antiterroriste, se sont remis en selle pour tenter à nouveau d’obtenir un cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens avant un règlement élargi du conflit. Les succès remportés par Washington dans sa guerre contre le terrorisme seraient, selon des experts, à l’origine de ce regain de motivation de l’équipe Bush au Proche-Orient, qui tranche avec sa volonté initiale de ne pas s’impliquer dans ce conflit autant que l’Administration Clinton. Dans un discours de politique étrangère prononcé lundi, le secrétaire d’État américain Colin Powell a clairement signifié la détermination de l’Administration Bush à parvenir à des résultats. M. Powell, qui a rencontré hier à Washington son homologue allemand Joshka Fischer, s’est déclaré «très satisfait» de l’accueil positif fait à son intervention par le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. Dans son discours, le chef de la diplomatie américaine n’a été tendre pour aucune des parties, ce qui ne les a pas empêchées de chacune considérer que la balle était dans le camp de l’autre. Dans le contexte des violences en cours, les Américains pourraient cependant avoir placé la barre un peu haut en prônant la création d’un État palestinien indépendant et la fin de l’occupation par Israël des territoires occupés. M. Powell n’a cependant rien dévoilé des moyens qu’il comptait mettre en œuvre pour parvenir à de telles fins. Seule mesure concrète : l’envoi dans la région d’un envoyé spécial au Proche-Orient, un officier de marine à la retraite qui pourrait rester sur place jusqu’à l’instauration d’une trêve. La mission immédiate du général Anthony Zinni, ancien commandant des forces américaines dans une région comprenant l’Afrique, le Proche-Orient et l’Asie centrale et du Sud, est «d’aider les parties à parvenir à un cessez-le-feu durable». Pour Avi Jorisch, du Washington Institute for Near East Policy, «ce discours a donné l’occasion aux Israéliens et aux Palestiniens de prendre du recul et modifier leurs positions pour relancer le processus de paix». «Ce discours ne va rien changer», rétorque pour sa part le professeur Marius Deeb, spécialiste du Proche-Orient à l’Université John Hopkins, à Baltimore. Selon lui, «le fait que les deux parties l’aient accueilli favorablement, signifie qu’il est vide de sens». Le New York Times, dans un éditorial intitulé «faire pression pour un cessez-le-feu au Moyen-Orient», juge que les États-Unis doivent s’engager plus avant dans ce conflit. «Un plus grand activisme des États-Unis est justifié par l’incapacité des Israéliens et des Palestiniens à progresser par eux-mêmes, ainsi que par le nouveau contexte international créé par la guerre contre le terrorisme», écrit le quotidien. La priorité de Washington est l’instauration d’un cessez-le-feu. C’est la tâche qui incombera au général Anthony Zinni, qui devrait négocier cette mesure directement avec les deux parties. «Il faut mettre en place un cessez-le-feu et d’autres choses pourront commencer. Sans ce cessez-le-feu, nous sommes encore enlisés dans les marécages de la haine», avait estimé lundi M. Powell. L’ancien coordinateur pour le Proche-Orient de l’Administration Clinton, Dennis Ross, considère pour sa part que tout dépend de «l’énergie» que M. Powell va déployer. «Si la mission de Zinni est de travailler avec les deux parties et les contraindre à respecter les engagements déjà pris dans le plan Tenet et la Commission Mitchell (...), il est possible de rétablir un processus de paix», écrivait hier M. Ross dans le Washington Post.
Sans nouvelles propositions ni calendrier de négociations, les États-Unis, en pleine campagne antiterroriste, se sont remis en selle pour tenter à nouveau d’obtenir un cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens avant un règlement élargi du conflit. Les succès remportés par Washington dans sa guerre contre le terrorisme seraient, selon des experts, à l’origine de ce regain de motivation de l’équipe Bush au Proche-Orient, qui tranche avec sa volonté initiale de ne pas s’impliquer dans ce conflit autant que l’Administration Clinton. Dans un discours de politique étrangère prononcé lundi, le secrétaire d’État américain Colin Powell a clairement signifié la détermination de l’Administration Bush à parvenir à des résultats. M. Powell, qui a rencontré hier à Washington son homologue allemand Joshka...