L’École de la deuxième chance de Marseille, premier de quinze établissements européens destinés aux jeunes en difficulté, a été inaugurée le week-end dernier. Lancé en 1995 par Edith Cresson, alors commissaire européen chargée de l’éducation et de la formation, le projet d’École de la deuxième chance (E2C) de Marseille a été le premier à voir le jour en Europe. Depuis, 14 autres initiatives semblables ont été lancées dans l’Union, notamment à Bordeaux, Bilbao, Catane, Athènes ou Leeds. À Marseille, les locaux de l’E2C ont été aménagés dans une friche industrielle des quartiers populaires de la ville, d’anciens abattoirs construits en 1846 et aménagés pour accueillir 300 jeunes de 18 à 25 ans en situation d’échec scolaire. «Les gens ne sont pas des problèmes, ce sont des chances», a lancé Edith Cresson en inaugurant les locaux, dont la construction et les équipements ont coûté 91 millions de francs, financés à 45 % par l’Union européenne. Selon Edith Cresson, l’École de la deuxième chance a pour ambition de «montrer à chacun qu’il est unique, qu’il peut apporter quelque chose à la société, si toutefois il en connaît le fonctionnement, les règles et les codes». «Enseigner, c’est prendre en charge une personne tout entière avec son histoire», a-t-elle ajouté pour expliquer le concept de la deuxième chance. Le principe consiste à permettre à ceux qui n’ont pas réussi leur parcours scolaire de réintégrer un dispositif de formation et de faciliter leur intégration dans le monde du travail grâce à une formation en alternance.
L’École de la deuxième chance de Marseille, premier de quinze établissements européens destinés aux jeunes en difficulté, a été inaugurée le week-end dernier. Lancé en 1995 par Edith Cresson, alors commissaire européen chargée de l’éducation et de la formation, le projet d’École de la deuxième chance (E2C) de Marseille a été le premier à voir le jour en Europe. Depuis, 14 autres initiatives semblables ont été lancées dans l’Union, notamment à Bordeaux, Bilbao, Catane, Athènes ou Leeds. À Marseille, les locaux de l’E2C ont été aménagés dans une friche industrielle des quartiers populaires de la ville, d’anciens abattoirs construits en 1846 et aménagés pour accueillir 300 jeunes de 18 à 25 ans en situation d’échec scolaire. «Les gens ne sont pas des problèmes, ce sont des chances», a lancé...
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