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Actualités - Chronologies

Les principaux acteurs diplomatiques de la crise afghane

Le prise rapide par l’Alliance du Nord de l’essentiel de l’Afghanistan a accéléré la recherche d’une solution politique à l’après-talibans menée par divers acteurs diplomatiques dont voici les principaux : Lakhdar Brahimi Représentant spécial de l’Onu pour l’Afghanistan, il multiplie les consultations pour réunir le plus grand nombre de parties à une conférence interafghane. Cette conférence doit permettre d’établir une nouvelle autorité provisoire multiethnique à Kaboul après le départ des talibans. Il s’agit d’une première étape du plan de l’Onu pour instaurer dans un délai de deux ans un gouvernement qui représente tous les Afghans et pour ramener la sécurité dans ce pays ravagé par vingt-deux ans de guerre. Francesc Vendrell Haut responsable de l’Onu arrivé à Kaboul à la tête d’une première équipe de dix-sept agents de l’Onu afin d’installer dans la capitale afghane une présence permanente de l’Onu qui pourra être étendue à d’autres zones. James Dobbins Envoyé spécial des États-Unis, chargé des contacts avec l’Alliance du Nord. Il est actuellement à Peshawar pour rencontrer des Afghans membres de l’ethnie pachtoune, l’éthnie majoritaire en Afghanistan et sur laquelle s’appuient les talibans. Les États-Unis souhaitent que certains responsables pachtounes non liés aux talibans se joignent aux discussions sur la formation d’un futur gouvernement multiethnique. Mohammed Zaher Shah Ancien roi d’Afghanistan, il a l’intention de retourner prochainement à Kaboul, dès que les conditions de sécurité seront réunies. Âgé de 87 ans, en exil à Rome depuis 28 ans, il pourrait contribuer à mettre sur pied un gouvernement de remplacement des talibans, par le biais d’une Loya Jirgah, grande assemblée de notables afghans. Mark Malloch-Brown Haut responsable de l’Onu, il a été désigné par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour diriger les premiers efforts de reconstruction de l’Afghanistan. Il est l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). L’Arabie séoudite et le Pakistan Ces deux pays ont élaboré un plan de paix en trois points pour l’Afghanistan, prévoyant notamment l’envoi d’une force de l’Onu. Outre cette force impliquant «des troupes de pays islamiques», le plan prévoit l’organisation, «sous l’égide de l’Onu, d’une conférence avec la participation de toutes les factions politiques et tribales afghanes». L’Europe Plusieurs responsables européens, en particulier le Premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac, le gouvernement et en particulier le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, ont multiplié les efforts afin de trouver une solution politique à la crise afghane. La France contribue également avec un contingent de soldats à assurer la sécurité dans le nord de l’Afghanistan pour permettre la distribution de l’aide humanitaire. L’Iran et l’Inde L’Inde a estimé que la mise en place d’un gouvernement afghan, sous la supervision de l’Onu, était la proposition la plus concrète pour éviter le chaos. L’Iran, farouchement hostile aux talibans, a toujours reconnu comme seul pouvoir légal en Afghanistan le gouvernement du président Burhanuddin Rabbani, évincé en 1996 par les talibans. La Russie Moscou a décidé d’envoyer une délégation officielle en Afghanistan. Elle est composée de représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Défense et des Situations d’urgence. La Russie était, avant même les attentats du 11 septembre, le principal fournisseur d’armes de l’Alliance du Nord.
Le prise rapide par l’Alliance du Nord de l’essentiel de l’Afghanistan a accéléré la recherche d’une solution politique à l’après-talibans menée par divers acteurs diplomatiques dont voici les principaux : Lakhdar Brahimi Représentant spécial de l’Onu pour l’Afghanistan, il multiplie les consultations pour réunir le plus grand nombre de parties à une conférence interafghane. Cette conférence doit permettre d’établir une nouvelle autorité provisoire multiethnique à Kaboul après le départ des talibans. Il s’agit d’une première étape du plan de l’Onu pour instaurer dans un délai de deux ans un gouvernement qui représente tous les Afghans et pour ramener la sécurité dans ce pays ravagé par vingt-deux ans de guerre. Francesc Vendrell Haut responsable de l’Onu arrivé à Kaboul à la tête...