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Actualités - Chronologies

Collectionneur de records à 20 ans

L’Australien Lleyton Hewitt, 20 ans, vainqueur du Masters hier à Sydney, deux jours après avoir conquis la place de n°1 mondial, a définitivement confirmé son immense et précoce talent, nonobstant un caractère difficile lui ayant souvent joué des tours et attiré quelques inimitiés. 2001 restera en effet l’année Hewitt, qui, en plus de ses victoires à l’US Open, au Masters et dans quatre autres tournois, peut s’enorgueillir de statistiques impressionnantes avec 79 victoires pour seulement 17 défaites. Explosif et extrêmement rapide, les observateurs s’accordent à dire qu’il peut gagner sur toutes les surfaces. Né à Adélaide, au sud de l’Australie, le 24 février 1981, le petit Lleyton grandit dans une famille où le sport est roi. Son père, Glynn, a joué plus de 300 matchs professionnels d’Australian Rules (mélange entre rugby et football), tandis que sa mère, Cherilyn, était professeur d’éducation physique. Quant à sa sœur, Jaslyn, 18 ans, elle compte aujourd’hui parmi les espoirs du tennis australien. Si ses préférences se dirigent d’emblée naturellement vers le sport de son géniteur, il démontre néanmoins très rapidement certaines facilités au tennis, depuis qu’on lui a mis sa première raquette en main, à 3 ans. Une précocité qui fait de lui, à 15 ans et 11 mois, le plus jeune joueur à se qualifier pour l’Open d’Australie, puis, à 16 ans et 10 mois, le plus jeune vainqueur d’un tournoi ATP, Adelaïde en janvier 1998, alors qu’il n’est encore que le 550e joueur mondial. Au cours de l’année 2000, remportant quatre titres, il s’installe en haut de la hiérarchie, avant de connaître la consécration cette année : il est le premier Australien et surtout le plus jeune joueur de l’histoire à terminer l’année à la place de n° mondial, à 20 ans et 10 mois. Avec son caractère entier, voire teigneux, Hewitt, aujourd’hui en pleine euphorie et plus populaire que jamais, n’a toutefois pas toujours récolté les faveurs de ses partenaires de jeu, qu’il n’hésite pas à défier du geste et de la parole, du public et des journalistes, avec qui il entretient des rapports tendus. Ainsi, lors du tournoi d’Adelaïde, sa ville natale, en janvier 2000, il n’a pas hésité à traiter les spectateurs de «stupides», car il n’admettait pas que ceux-ci supportent son adversaire. Puis, cette année à l’US Open, il a tenu des propos extrêmement douteux à l’encontre du Noir américain James Blake, rencontré au 2e tour. Néanmoins, depuis qu’il a rencontré la Belge Kim Clijsters, qui écume de son côté les tournois WTA, il semble être un peu plus relaxé. L’influence de son compatriote et modèle Patrick Rafter, un des joueurs les plus unanimement appréciés du circuit par sa gentillesse et sa disponibilité, est également perceptible. Un joueur et ami qu’il retrouvera pour la finale de la Coupe Davis, une compétition qui le transcende, contre la France à la fin du mois de novembre à Melbourne, pour ce qui constitue le dernier grand défi d’une année exceptionnelle.
L’Australien Lleyton Hewitt, 20 ans, vainqueur du Masters hier à Sydney, deux jours après avoir conquis la place de n°1 mondial, a définitivement confirmé son immense et précoce talent, nonobstant un caractère difficile lui ayant souvent joué des tours et attiré quelques inimitiés. 2001 restera en effet l’année Hewitt, qui, en plus de ses victoires à l’US Open, au Masters et dans quatre autres tournois, peut s’enorgueillir de statistiques impressionnantes avec 79 victoires pour seulement 17 défaites. Explosif et extrêmement rapide, les observateurs s’accordent à dire qu’il peut gagner sur toutes les surfaces. Né à Adélaide, au sud de l’Australie, le 24 février 1981, le petit Lleyton grandit dans une famille où le sport est roi. Son père, Glynn, a joué plus de 300 matchs professionnels d’Australian...