Fadlallah : Les musulmans - ne regretteront pas les talibans
le 16 novembre 2001 à 00h00
La chute du régime «rétrograde» des talibans n’inspirera pas de regrets aux musulmans du monde entier, a déclaré hier à Reuters l’ancien guide spirituel du Hezbollah, sayyed Mohammed Hussein Fadlallah. «L’islam considère ce régime (des talibans) comme rétrograde sur le plan culturel, du fait notamment de ses conceptions au sujet des femmes et d’autres questions», a-t-il déclaré. «L’enthousiasme (musulman) pour les talibans ne traduisait pas une adhésion à ce régime, mais un rejet de la politique et de l’agression américaines contre l’Afghanistan». Fadlallah s’est dit persuadé que Washington continuerait de poursuivre Oussama Ben Laden, commanditaire présumé des attentats du 11 septembre, mais que cela équivalait à «rechercher une aiguille dans une meule de foin». Il a en outre estimé que les États-Unis avaient élevé Ben Laden au rang de «dirigeant islamique» et que ceux qui s’étaient ralliés à lui seraient sans doute affectés par son éviction, mais que cela ne traumatiserait pas la communauté islamique mondiale. «Ben Laden n’est peut-être pas un héros, mais les Américains ont fait de lui un héros et, lorsqu’un héros est blessé, cela suscite des émotions et des sentiments qui peuvent affecter ceux qui l’ont arrêté», a fait valoir le dignitaire chiite. Sayyed Fadlallah a dit craindre que les États-Unis agissent en Afghanistan comme ils l’avaient fait en Irak après la libération du Koweït en 1991, autrement dit en laissant un peuple abandonné à son sort sans s’être attaqué aux racines de ses problèmes politiques.
La chute du régime «rétrograde» des talibans n’inspirera pas de regrets aux musulmans du monde entier, a déclaré hier à Reuters l’ancien guide spirituel du Hezbollah, sayyed Mohammed Hussein Fadlallah. «L’islam considère ce régime (des talibans) comme rétrograde sur le plan culturel, du fait notamment de ses conceptions au sujet des femmes et d’autres questions», a-t-il déclaré. «L’enthousiasme (musulman) pour les talibans ne traduisait pas une adhésion à ce régime, mais un rejet de la politique et de l’agression américaines contre l’Afghanistan». Fadlallah s’est dit persuadé que Washington continuerait de poursuivre Oussama Ben Laden, commanditaire présumé des attentats du 11 septembre, mais que cela équivalait à «rechercher une aiguille dans une meule de foin». Il a en outre estimé que les...
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