Italie - Pour ses détracteurs, Silvio Berlusconi - a tombé le masque
le 15 novembre 2001 à 00h00
Soupçonné de servir ses intérêts depuis son retour au pouvoir, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi vient de conforter ses détracteurs avec la ligne de défense adoptée dans le procès de l’argent sale de son empire, la Fininvest. Ses avocats ont en effet invoqué la nouvelle loi sur les commissions rogatoires pour demander l’annulation de toutes les preuves obtenues de cette manière dans l’affaire All Iberian, une enquête sur la double comptabilité de son groupe, la Fininvest, créé en 1978. La nouvelle loi sur les commissions rogatoires, adoptée début octobre, stipule que, dans ces actes, «tout document présentant un vice de forme sera inutilisable». L’instruction du dossier All Iberian menée depuis 1993 par les juges de Milan a permis de découvrir 64 sociétés off-shore et des comptes bancaires dans plusieurs paradis fiscaux utilisés pour financer des opérations industrielles. Silvio Berlusconi est poursuivi avec plusieurs autres responsables de la Fininvest pour «faux en bilan», un délit qui a fait l’objet d’une nouvelle loi adoptée peu après son retour aux affaires en mai 2001. Ces accusations, portées lors d’un déplacement à l’étranger, ont provoqué un tollé de protestations en Italie. L’opposition a dénoncé «les élucubrations idéologiques» et le «délire d’omnipotence» de Silvio Berlusconi. Les magistrats ont pour leur part manifesté leur inquiétude et l’ancien juge Antonio di Pietro, l’une des bêtes noires du chef du gouvernement, a publiquement fait appel au président de la République Carlo Azeglio Ciampi pour dénoncer ces attaques. Par ailleurs, la direction de la RAI, la télévision publique italienne, a décidé hier d’attaquer en justice le veto opposé à la cession d’une de ses filiales par le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi, lui-même propriétaire de plus important réseau de télévision privé italien. La direction de la RAI, mise en place par l’actuelle opposition de gauche lorsqu’elle était aux affaires, et le gouvernement se livrent une intense guerre des nerfs depuis le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi en juin dernier.
Soupçonné de servir ses intérêts depuis son retour au pouvoir, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi vient de conforter ses détracteurs avec la ligne de défense adoptée dans le procès de l’argent sale de son empire, la Fininvest. Ses avocats ont en effet invoqué la nouvelle loi sur les commissions rogatoires pour demander l’annulation de toutes les preuves obtenues de cette manière dans l’affaire All Iberian, une enquête sur la double comptabilité de son groupe, la Fininvest, créé en 1978. La nouvelle loi sur les commissions rogatoires, adoptée début octobre, stipule que, dans ces actes, «tout document présentant un vice de forme sera inutilisable». L’instruction du dossier All Iberian menée depuis 1993 par les juges de Milan a permis de découvrir 64 sociétés off-shore et des comptes bancaires...
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