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Actualités - Chronologies

Le député arabe israélien Azmi Bichara - inculpé d’incitation au terrorisme

Le député arabe israélien Azmi Bichara, dont l’immunité parlementaire a été levée le 7 novembre, a été inculpé hier d’incitation au terrorisme et d’organisation de voyages en Syrie, pays en guerre avec Israël, a indiqué le bureau du procureur général de l’État juif. La levée de son immunité parlementaire avait été requise par le procureur général de l’État, Elyakim Rubinstein, afin de permettre à la justice de poursuivre M. Bichara. Cette mesure sans précédent pour des motifs d’opinion avait été votée à une forte majorité par la Knesset, le Parlement israélien. Lors d’une cérémonie en Syrie marquant en juin le 1er anniversaire de la mort du président Hafez el-Assad, en présence des chefs du Hezbollah chiite libanais, M. Bichara avait appelé les Arabes à adopter une position unifiée pour «poursuivre la résistance» contre Israël. M. Bichara est poursuivi pour avoir fait l’éloge du Hezbollah qui considère le retrait unilatéral des troupes israéliennes du Liban-Sud en mai 2000 comme une victoire découlant de ses faits d’armes contre l’État hébreu. Selon une pièce du dossier d’inculpation, M. Bichara avait déclaré le 5 juin à Oum el-Fahem, dans le nord d’Israël : «Le Hezbollah a vaincu et, pour la première fois depuis 1967, nous avons goûté à la victoire. C’est le droit du Hezbollah d’être fier de son succès et d’avoir humilié Israël». Ce discours avait été prononcé pour le 33e anniversaire de la guerre israélo-arabe de juin 1967, qui avait vu la victoire d’Israël sur les armées égyptiennes, jordaniennes et syriennes. M. Bichara, 55 ans, a déclaré à la presse avoir demandé un mois pour préparer sa défense pour le procès «politique» qui lui est intenté. «Nous irons en justice car nous sommes innocents. Ces accusations sont politiques et infondées», a-t-il dit. Le député avait accusé le Parlement de se laisser dicter sa ligne de conduite par l’extrême droite, de «bafouer la démocratie en prétendant la défendre» et de «chercher à mettre au pas» la minorité arabe en s’en prenant à sa personne. «Je respecte les lois d’Israël mais on ne fera pas de moi un patriote de l’État juif», avait-il dit. Universitaire chrétien originaire de Galilée, M. Bichara est député depuis son élection en 1996 sur la liste communiste puis sur la liste Balad (parti arabe nationaliste), dont il est l’unique représentant. Il envisage avec sérénité d’être traîné devant les tribunaux. «Ce sera une excellente occasion d’expliquer aux Israéliens la différence entre résistance et terrorisme», a-t-il récemment affirmé. Les Israéliens n’ont pas le droit de se rendre en Syrie, sauf accord préalable de leurs autorités. La Syrie de son côté n’a jamais accepté de visite d’Israéliens juifs.
Le député arabe israélien Azmi Bichara, dont l’immunité parlementaire a été levée le 7 novembre, a été inculpé hier d’incitation au terrorisme et d’organisation de voyages en Syrie, pays en guerre avec Israël, a indiqué le bureau du procureur général de l’État juif. La levée de son immunité parlementaire avait été requise par le procureur général de l’État, Elyakim Rubinstein, afin de permettre à la justice de poursuivre M. Bichara. Cette mesure sans précédent pour des motifs d’opinion avait été votée à une forte majorité par la Knesset, le Parlement israélien. Lors d’une cérémonie en Syrie marquant en juin le 1er anniversaire de la mort du président Hafez el-Assad, en présence des chefs du Hezbollah chiite libanais, M. Bichara avait appelé les Arabes à adopter une position unifiée pour...