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Actualités - Biographies

Jo Farah : de la lumière - avant toute chose

Jo Farah est un architecte d’intérieur qui travaille dans l’ombre toutes les lumières de ses chantiers. Sa dernière «apparition publique» n’a pu pourtant se faire dans la discrétion puisqu’il a signé la décoration du «Virgin Megastore», «un des plus beaux au monde», comme l’a affirmé M. Richard Branson, PDG de «Virgin» dans le monde. Lumières donc sur Jo Farah. Les Beaux- Arts à Paris, le retour à Beyrouth il y a quelque neuf ans, un premier travail, «la boutique Christian Dior à rafraîchir», et depuis, plus d’une centaine de chantiers, du résidentiel, surtout. «J’aime ! Cet aspect très personnel du travail m’intéresse. Observer le client, vivre avec lui, voir comment il mange, il dort et il vit, et puis faire des choix qui soient proches de sa personne». Jo aime aussi, comme le chante si bien Dutronc… les filles de chez Régine, celles de Saint-Tropez, de Beyrouth et d’ailleurs ! Il aime surtout travailler avec elles et pour elles, leur faire partager ses couleurs de prédilection, l’attention particulière qu’il porte à l’éclairage, ses choix de matières et de volumes, pour leur rendre leur quotidien plus agréable et plus beau, avec, cela va sans dire, la complicité de leur époux consentant. On l’aura compris, Jo Farah n’est point le couturier de ces dames mais bien l’architecte de leur intérieur, l’ami-complice qui met son savoir- faire au service de tous ses clients et surtout au regard du sexe dit faible- qui n’a de faible que le nom. «J’adore les femmes en général. J’aime travailler avec elles. Elles sont peut-être plus capricieuses, mais tellement plus agréables, plus disponibles, plus sensibles et proches des couleurs et des matières. Il suffit de les voir à l’œuvre tous les matins lorsqu’elles choisissent leur garde-robe pour le constater». Les clients(es) de Jo viennent du Liban, de Syrie, de Londres et de Paris. La touche Jo Farah ? «Je crois qu’on reconnaît très vite mon style en découvrant un appartement, on sent que c’est le même coup de main ; une même impression s’en dégage, une impression chaleureuse et reposante, point». Point virgule plutôt et explications supplémentaires. «Je n’aime pas le mélange de matières. Si je choisis le bois, je préfère utiliser le même dans tout le chantier. L’écrin doit être très sobre pour mettre en évidence la pièce maîtresse. Et puis, j’utilise plusieurs sources d’éclairage. Ainsi, les maîtres de céans pourront créer eux-mêmes et au gré de leur humeur la lumière qu’ils désirent. La femme-encore elle ! -sentira qu’elle change d’appartement à chaque fois qu’elle change d’éclairage». Jo parle avec passion de son métier qu’il aime avec passion : «Je ne fais rien d’autre, je n’ai pas le temps. Les gens arrivent souvent avec des idées préconçues ; pour les brancher sur de nouvelles idées, il faut beaucoup de patience. Il m’arrive de refuser des clients uniquement si je ne vais pas pouvoir leur faire plaisir», précise-t-il en souriant, satisfait d’avoir trouvé la réponse qui le confirme «politiquement correct». Il a accepté le projet du Virgin Megastore car «c’était un défi important et un travail amusant». Défi relevé Relever le défi d’habiller un ex-cinéma célèbre des années quarante-cinquante, le cinéma Opéra, et ses 3 700 mètres carrés, et cela en huit mois était mission possible et réalisable pour Jo, malgré toutes les difficultés. «Huit mois qui incluent l’étude et l’exécution. Nous avons pris le projet en août, nous avons livré le travail en juin. L’immeuble étant en location, nous n’avons pas pu toucher à la circulation interne, ni aux escaliers. Pour le reste, j’ai tout fait, de A à Z. J’ai pensé chaque endroit, chaque détail. La terrasse a été faite, la mezzanine transformée en librairie, l’ascenseur placé au centre. J’ai voulu que la salle où l’on écoute les CD ait des plafonds hauts pour que le client puisse regarder vers le haut et imagine des notes de musique monter vers le ciel. Le côté technique est très complexe même s’il n’est pas visible ; l’immeuble est entièrement relié à Paris. Même si le chantier du “Virgin” est celui qui m’a fait le plus de publicité, ce qui est normal, je préfère toujours travailler les résidences privées». Jo Farah, heureux, tient à préciser encore, amusé : «J’aime les beaux pays, les belles pièces, les belles formes et les belles choses» avant d’aller retrouver, impatient, ses… 32 beaux chantiers en cours.
Jo Farah est un architecte d’intérieur qui travaille dans l’ombre toutes les lumières de ses chantiers. Sa dernière «apparition publique» n’a pu pourtant se faire dans la discrétion puisqu’il a signé la décoration du «Virgin Megastore», «un des plus beaux au monde», comme l’a affirmé M. Richard Branson, PDG de «Virgin» dans le monde. Lumières donc sur Jo Farah. Les Beaux- Arts à Paris, le retour à Beyrouth il y a quelque neuf ans, un premier travail, «la boutique Christian Dior à rafraîchir», et depuis, plus d’une centaine de chantiers, du résidentiel, surtout. «J’aime ! Cet aspect très personnel du travail m’intéresse. Observer le client, vivre avec lui, voir comment il mange, il dort et il vit, et puis faire des choix qui soient proches de sa personne». Jo aime aussi, comme le chante si bien...