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Actualités - Chronologies

Les chars israéliens sont partis, - mais Ramallah reste coupée du monde

Hier matin, au point de passage de Kalandia, au sud de Ramallah (Cisjordanie), un concert de klaxons. Les blocs de béton sur la chaussée et une poignée de soldats israéliens empêchent tout passage en voiture. Les troupes et les chars israéliens se sont retirés dans la nuit de la zone autonome palestinienne qu’ils occupaient depuis mi-octobre à Ramallah, la ville palestinienne autonome située au nord de Jérusalem, mais la situation de ses habitants n’a guère changé. Sous une pluie fine, des centaines de Palestiniens passent à pied dans un sens ou dans l’autre pour tenter d’aller au travail. «Les chars israéliens ne se sont retirés que de deux cents mètres, ils sont toujours aux portes de la ville», explique un policier palestinien qui préfère taire son nom. «Tout le monde est en colère parce que rien n’a vraiment changé, même après le retrait des chars», dit Malvina Khouri, une avocate d’une trentaine d’années. Ramallah est l’une des six villes palestiniennes de Cisjordanie que l’armée israélienne avait partiellement réoccupées au lendemain de l’assassinat d’un ministre israélien, le 17 octobre, par un groupe radical palestinien. Les troupes de l’État juif occupent toujours des positions dans Jénine, Naplouse et Tulkarem. Avec cinq personnes tuées et un bâtiment des forces de sécurité détruit, Ramallah a plutôt moins souffert que les autres villes, notamment Bethléem, dont l’armée s’était retirée le 29 octobre et où 23 Palestiniens avaient été tués. Au point de passage de Sourda, au nord de la ville, les voitures ne passent pas plus qu’à Kalandia. De nombreux Palestiniens, hommes ou femmes d’un certain âge, passent sans encombre devant les soldats, le dos courbé sous le poids de leurs sacs en plastique remplis. Les jeunes, eux, se font systématiquement contrôler leur identité. Après le petit village de Sourda, la route mène à Bir Zeit et à son université, aujourd’hui fermée. Depuis dix-huit jours, les étudiants vivant sur le campus y étaient confinés et ceux qui, habitant à l’extérieur, voulaient s’y rendre s’en voyaient refuser l’accès. Pour la première fois, il était possible mercredi d’aller ou de venir à pied. «L’éducation est un droit, les barrages ne peuvent pas bloquer le chemin de la liberté», pouvait-on lire sur un bloc de béton obstruant la chaussée.
Hier matin, au point de passage de Kalandia, au sud de Ramallah (Cisjordanie), un concert de klaxons. Les blocs de béton sur la chaussée et une poignée de soldats israéliens empêchent tout passage en voiture. Les troupes et les chars israéliens se sont retirés dans la nuit de la zone autonome palestinienne qu’ils occupaient depuis mi-octobre à Ramallah, la ville palestinienne autonome située au nord de Jérusalem, mais la situation de ses habitants n’a guère changé. Sous une pluie fine, des centaines de Palestiniens passent à pied dans un sens ou dans l’autre pour tenter d’aller au travail. «Les chars israéliens ne se sont retirés que de deux cents mètres, ils sont toujours aux portes de la ville», explique un policier palestinien qui préfère taire son nom. «Tout le monde est en colère parce que rien n’a...