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Actualités - Chronologies

Tauziat tire sa révérence - après 17 années sur les courts

À 34 ans, Nathalie Tauziat dispute la dernière compétition de sa carrière à Madrid lors de la Fed Cup et espère fêter une retraite méritée avec un dernier titre. «Je ne me rends pas encore compte, peut-être y penserai-je lors du dernier point de mon dernier match... Mais, en tout cas, je n’ai pas de regrets car je ne quitterai pas le tennis, simplement je suis fatiguée des déplacements, j’ai envie d’avoir une vie de famille, des enfants», affirme à l’AFP la Française qui ne devrait disputer que les doubles de la Fed Cup. En 17 années de carrière, Nathalie Tauziat a accumulé les tours du monde, plus de 600 victoires en simples, huit titres (en simples), 18 participations à Roland-Garros (un record). «Il y a eu des joies mais aussi des peines. Tout n’est pas rose dans le tennis», explique la Bordelaise qui avait notamment mal accepté sa non-sélection pour les jeux de Sydney. «Il reste que j’ai réalisé une belle carrière en atteignant la place de numéro trois en doubles comme en simples». 73 ans après Suzanne Lenglen La Française n’a d’ailleurs peut-être pas eu la reconnaissance médiatique à laquelle elle avait le droit. Le point d’orgue de sa carrière lorsqu’elle a été la première Française à atteindre la finale de Wimbledon depuis Suzanne Lenglen en 1925 (défaite contre Novotna) est passée complètement inaperçue : c’était... en plein Mondial 1998. «C’est normal, on ne va pas concurrencer les Bleus. Il reste que cette finale je l’ai atteinte. Bien sûr, on en aurait peut-être plus parlé en 1997 ou en 1999, et alors? De toute façon, j’ai toujours voulu rester un peu derrière», avoue la Française qui ajoute avec un petit sourire : «Ce qui est dommage c’est que j’ai été plus médiatisée avec mon livre (“Les dessous du tennis féminin”) qu’avec mon tennis». L’ouvrage avait il est vrai défrayé la chronique obtenant un succès de librairie tout en recevant un accueil mitigé dans le monde de la balle jaune. «Ceux qui l’ont critiqué n’ont lu que des extraits», assure-t-elle. Née à Bangui en Centrafrique, elle a donné ses premiers coups de raquette au Tchad à 8 ans. Elle a ensuite poursuivi à Saint-Tropez avec Regis de Camaret qui est encore son coach aujourd’hui. L’eau a toutefois coulé sous les ponts depuis : les raquettes et le jeu ont changé... «J’ai commencé avec une raquette en bois, maintenant on a des raquettes qui permettent de frapper plus fort, heureusement pour moi». De ses 17 années de carrière et innombrables adversaires, elle retient surtout Steffi Graf «la plus belle joueuse de tous les temps», Martina Navratilova «qui avait un jeu un peu similaire» au sien et Chris Evert «pour son attitude sur le court». «J’aime aussi Hingis mais je déteste le tennis moderne qui est basé sur la force physique et qui manque de tactique et de technique», poursuit la Française qui plaisante : «Les jeunes auraient dû me mettre à la porte depuis bien longtemps déjà».
À 34 ans, Nathalie Tauziat dispute la dernière compétition de sa carrière à Madrid lors de la Fed Cup et espère fêter une retraite méritée avec un dernier titre. «Je ne me rends pas encore compte, peut-être y penserai-je lors du dernier point de mon dernier match... Mais, en tout cas, je n’ai pas de regrets car je ne quitterai pas le tennis, simplement je suis fatiguée des déplacements, j’ai envie d’avoir une vie de famille, des enfants», affirme à l’AFP la Française qui ne devrait disputer que les doubles de la Fed Cup. En 17 années de carrière, Nathalie Tauziat a accumulé les tours du monde, plus de 600 victoires en simples, huit titres (en simples), 18 participations à Roland-Garros (un record). «Il y a eu des joies mais aussi des peines. Tout n’est pas rose dans le tennis», explique la Bordelaise qui...