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Actualités - Communications Et Declarations

L’affrontement entre policiers - et pompiers laisse New York incrédule

Les New-Yorkais ont assisté incrédules vendredi dernier à l’affrontement entre pompiers et policiers, leurs héros du 11 septembre, sur les ruines des tours jumelles du World Trade Center, après la décision de la ville de New York de ralentir la recherche de corps dans les gravats. Mercredi encore, la dépouille intacte de l’un des 347 pompiers qui ont perdu la vie dans le double attentat le plus grave de l’histoire américaine a pu être rendue à sa veuve pour qu’elle puisse l’enterrer. Forts de cet exemple, les pompiers ont jugé insupportable la décision de la mairie de réduire les effectifs consacrés aux secours, au motif de risques accrus pour leur sécurité. Jusque-là, par dizaines, ils fouillaient inlassablement les ruines, aux côtés des grues et des bulldozers qui enlèvent jusqu’à 10 000 tonnes de débris chaque jour, ensuite transportées vers une décharge de Staten Island, l’île située de l’autre côté de la baie de New York. «On ne veut pas trouver des restes humains dans la décharge de Fresh Kills», s’indigne Peter Gorman de l’association des pompiers. Vendredi, ces derniers ont manifesté leur colère devant le site du chantier, surnommé «Ground Zero», où ils se sont violemment affrontés avec leurs camarades policiers, chargés de les contenir. La bagarre a fait cinq blessés parmi les policiers tandis que douze pompiers étaient arrêtés. Depuis le 11 septembre, policiers et pompiers de New York avaient travaillé main dans la main, devenant les «héros» de toute l’Amérique. Leur affrontement vendredi sous l’œil des caméras de télévision, et les images montrant des pompiers menottés ont abasourdi les New-Yorkais. «La folie de Ground Zero», «Les braves contre les meilleurs», ont titré samedi les journaux populaires de New York, reprenant les noms que se donnent respectivement les corps de pompiers et de policiers new-yorkais. «C’était désolant. Nous les admirons comme des leaders. On les a presque annoblis (...). Les voir s’affronter a été vraiment difficile à accepter», commente un habitant du quartier du Queens, Larry Smith. Les syndicats de pompiers ont indiqué qu’ils regrettaient que des policiers aient été blessés mais ont affirmé que l’affrontement avait été provoqué par la police. Celle-ci, qui a aussi perdu des hommes dans la tragédie, partage l’indignation des pompiers quant à une réduction des secours. «À la prochaine manifestation, la police sera là aussi. Nous n’allons pas laisser nos héros, les leurs et le peuple de New York être déchargés» avec des gravats, a affirmé un officier de police à une télévision locale. Mais le maire de New York, Rudolph Giuliani, est resté ferme sur sa décision de réduire les efforts de recherche. «On nous a donné des conseils très stricts sur le fait que ce site (de ruines) risque un nouveau désastre potentiel», a-t-il expliqué, rejetant les affirmations selon lesquelles des considérations financières sont à l’origine de la décision. Les heures supplémentaires effectuées par les services de secours s’élèveraient à plusieurs millions de dollars. Le nombre des sauveteurs, qui était de plusieurs centaines, va passer à 75 (25 pour chaque corps – police, pompiers et police portuaire). Jusqu’ici, moins de 500 corps retrouvés ont été identifiés et encore 4 000 personnes sont toujours portées disparues. Les pompiers estiment que les corps de plus de 265 des leurs sont encore enfouis sous les décombres.
Les New-Yorkais ont assisté incrédules vendredi dernier à l’affrontement entre pompiers et policiers, leurs héros du 11 septembre, sur les ruines des tours jumelles du World Trade Center, après la décision de la ville de New York de ralentir la recherche de corps dans les gravats. Mercredi encore, la dépouille intacte de l’un des 347 pompiers qui ont perdu la vie dans le double attentat le plus grave de l’histoire américaine a pu être rendue à sa veuve pour qu’elle puisse l’enterrer. Forts de cet exemple, les pompiers ont jugé insupportable la décision de la mairie de réduire les effectifs consacrés aux secours, au motif de risques accrus pour leur sécurité. Jusque-là, par dizaines, ils fouillaient inlassablement les ruines, aux côtés des grues et des bulldozers qui enlèvent jusqu’à 10 000 tonnes de...