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Actualités - Chronologies

Ligue des champions : la France toujours à la traîne

Avec un seul club, le FC Nantes, qualifié pour la deuxième phase, la France championne du monde et d’Europe compte désormais en Ligue des champions de football trois fois moins de représentants que l’Angleterre, deux fois moins que le Portugal et autant que la Grèce ou la République tchèque. Nantes, champion de France, qualifié, Lyon et Lille éliminés : maigre bilan, moins bon que la saison dernière, qui avait vu deux formations hexagonales, le Paris-SG et l’OL, accéder au deuxième tour. Si l’élimination de Monaco avait alors constitué la principale déception, cette saison, c’est Lyon, reversé en Coupe de l’UEFA, qui joue les illusions perdues. L’an dernier, l’OL avait échoué d’un doigt aux portes des quarts, infligeant même au Bayern Munich, futur vainqueur, une raclée à Gerland (3-0). De quoi nourrir de belles ambitions : les quarts de finale étaient l’objectif cette saison. Las ! Le club rhodanien a affiché certains des travers de la saison passée, qui pouvaient alors être mis sur le compte du manque d’expérience. Lyon n’a notamment pas été capable de s’imposer face aux deux gros morceaux du groupe, Barcelone et le Bayer Leverkusen, si l’on excepte la victoire en Allemagne lors de la dernière journée (4-2), sans enjeu. Manque à gagner C’est en fait sans doute lors de la première journée que l’OL, battu (0-1) à domicile par le Bayer, a compromis ses chances. À rajouter à cela, après une défaite à Barcelone (2-0), une première mi-temps indigne, à Gerland, toujours contre le Barça (défaite 3-2). Les raisons de cet échec ? Une défense incertaine (9 buts encaissés en 6 matches) aussi bien qu’une attaque qui, privée du Brésilien Sonny Anderson, blessé, et de Steve Marlet, transféré à Fulham, peine à retrouver son brio. La relève est difficile pour Sidney Govou et les deux recrues, Frédéric Née et Pegguy Luyindula. Reste que le manque à gagner risque de mettre un coup d’arrêt aux ambitions d’un club qui a suivi une progression régulière ces dernières saisons, et a disputé mercredi son 19e match de C1 d’affilée, record pour la France. «Nous sommes en ballottage défavorable financièrement car la 2e phase nous avait rapporté l’an dernier 50 millions de francs», concédait le président Jean-Michel Aulas la semaine passée, se fixant comme nouvel objectif de jouer la C3 «pour la gagner», ou au moins d’en «atteindre les quarts». Nantes à l’honneur Pour Lille en revanche, cette C3 n’a rien d’une Coupe par défaut. Comment reprocher une élimination à un club qui, pour sa première participation en Europe, a évincé Parme au tour préliminaire et s’est sorti avec les honneurs de ses confrontations avec Manchester United (une défaite de justesse et un nul) et La Corogne (deux nuls) en poule? Enfin, Nantes, lanterne rouge du championnat, a fait honneur à son titre de champion en maîtrisant de bout en bout sa première phase. Trois victoires, dont deux contre la Lazio Rome, deux nuls et une défaite, pour, à la clé, une première place méritée. Comme souvent, les mieux lotis sont l’Angleterre (Manchester, Liverpool, Arsenal), l’Espagne (Real, Barça et Deportivo), l’Italie (Juventus et AS Rome) et l’Allemagne (Bayern Munich et Bayer Leverkusen), alors que le Portugal place lui aussi deux de ses clubs (Boavista et FC Porto). De quoi peut-être réactiver le thème de l’introduction des clubs en Bourse, serpent de mer du football français, dont Jean-Michel Aulas est l’un des chantres.
Avec un seul club, le FC Nantes, qualifié pour la deuxième phase, la France championne du monde et d’Europe compte désormais en Ligue des champions de football trois fois moins de représentants que l’Angleterre, deux fois moins que le Portugal et autant que la Grèce ou la République tchèque. Nantes, champion de France, qualifié, Lyon et Lille éliminés : maigre bilan, moins bon que la saison dernière, qui avait vu deux formations hexagonales, le Paris-SG et l’OL, accéder au deuxième tour. Si l’élimination de Monaco avait alors constitué la principale déception, cette saison, c’est Lyon, reversé en Coupe de l’UEFA, qui joue les illusions perdues. L’an dernier, l’OL avait échoué d’un doigt aux portes des quarts, infligeant même au Bayern Munich, futur vainqueur, une raclée à Gerland (3-0). De quoi...