La Française Claudie Haigneré a atterri en douceur, avec ses deux collègues russes, hier dans la steppe du Kazakhstan, après avoir accompli sa mission à bord de la Station spatiale internationale qu’elle a été la première européenne à visiter. La jeune femme est apparue un peu pâle au moment où les hommes des services spatiaux de secours sont venus extraire les cosmonautes de la capsule d’atterrissage, emmitouflés dans des sacs doublés de fourrure, pour les placer dans des fauteuils spéciaux afin qu’ils s’habituent à la pesanteur. Son mari, le spationaute Jean-Pierre Haigneré, était là pour l’accueillir à l’issue d’un séjour de dix jours dans l’espace, dont huit à bord de l’ISS. L’atterrissage a eu lieu comme prévu à quelque 180 km au sud-est de la ville kazakhe de Djezkazgan. Disparue un instant sous une grande tente – elle en a profité pour se refaire un maquillage parfait – la spationaute s’est révélée être en parfaite forme. Tout en se plaignant d’ailleurs de ne pas avoir dormi beaucoup à bord de l’ISS – «cinq ou six heures par jour», a-t-elle dit – pour cause de programme de travail très chargé. Elle a d’ailleurs profité de la première occasion pour récupérer, s’endormant à bord de l’hélicoptère qui l’emmenait vers l’aéroport de Karaganda. Auparavant, sa voix à peine audible à cause du bruit du moteur, elle a raconté avoir travaillé et occupé une chambre dans la partie américaine de la station, et constaté à cette occasion qu’il n’y avait «pas de tensions» entre les Russes et les Américains. La spationaute a confié avoir tous les jours téléphoné et envoyé des courriers électroniques à sa fille. Le «vol taxi» de l’équipage franco-russe avait pour but d’acheminer vers l’ISS le nouveau vaisseau spatial qui servira de capsule de secours, et de mener un certain nombre d’expériences scientifiques. Ingénieur de bord au cours de cette mission baptisée Andromède avec le commandant de bord Viktor Afanassiev et le deuxième ingénieur de bord Konstantin Kozeïev, Claudie Haigneré est la première femme européenne à s’être rendue sur l’ISS. Il s’agissait de son deuxième vol spatial. La Française, qui parle russe, avait déjà passé seize jours sur la station orbitale russe Mir en 1996 et s’était entraînée à plusieurs reprises en Russie. Accueillis à Karaganda par les autorités locales et de jeunes filles en costume national kazakh, ses coéquipiers russes, Viktor Afanassiev et Konstantin Kozeïev, ont fait l’éloge de la Française, affirmant que sa présence avait «anobli» et «embelli» l’équipage franco-russe. Afanassiev a souligné que tous les programmes de la mission avaient été réalisés. À bord de l’ISS, a-t-il observé, «le niveau technique des installations est plus élevé que sur Mir, mais cette dernière offrait davantage de confort aux cosmonautes». «Tout est fait à bord de la station pour permettre des expériences scientifiques», a confirmé Claudie Haigneré. Claudie Haigneré (44 ans) a confié avoir apprécié davantage son deuxième vol que le premier, car «elle savait à quoi s’attendre». De plus, elle se retrouvait avec des personnes qu’elle connaît et apprécie depuis des années. «Nous sommes amis depuis longtemps», a dit la spationaute, avant de rappeler qu’Afanassiev avait été commandant lors du vol de son mari Jean-Pierre Haigneré en 1993 et donc son commandant à elle, qui était doublure de son futur époux. L’équipage franco-russe était attendu mercredi après-midi à la Cité des Étoiles près de Moscou.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Française Claudie Haigneré a atterri en douceur, avec ses deux collègues russes, hier dans la steppe du Kazakhstan, après avoir accompli sa mission à bord de la Station spatiale internationale qu’elle a été la première européenne à visiter. La jeune femme est apparue un peu pâle au moment où les hommes des services spatiaux de secours sont venus extraire les cosmonautes de la capsule d’atterrissage, emmitouflés dans des sacs doublés de fourrure, pour les placer dans des fauteuils spéciaux afin qu’ils s’habituent à la pesanteur. Son mari, le spationaute Jean-Pierre Haigneré, était là pour l’accueillir à l’issue d’un séjour de dix jours dans l’espace, dont huit à bord de l’ISS. L’atterrissage a eu lieu comme prévu à quelque 180 km au sud-est de la ville kazakhe de Djezkazgan. Disparue un...