Le Real Madrid, qui s’est assuré la première place du groupe A en obtenant un petit match nul (1-1) contre l’AS Rome, reste toujours à la recherche d’un système de jeu permettant d’insérer efficacement Zinedine Zidane dans sa mosaïque de stars. Le meneur de jeu des champions du monde a retrouvé avec «plaisir» le parfum de la Ligue des champions, après une année d’abstinence imposée par sa suspension. Mais le Real a laissé filer ses premiers points de la saison après avoir longtemps couru après le score, même s’il reste invaincu en C1 à domicile contre un club italien depuis le premier mars 1967. Schéma pas respecté Fabio Capello, trop marqué par son passage au Real pour rechercher la polémique, a juste souligné en évoquant le but d’égalisation du Real qu’un «penalty sifflé à un moment où le ballon aurait dû être envoyé hors des limites du terrain, cela me déplaît». Michel Salgado, qui a continué l’action alors que Jonathan Zebina se tordait de douleur sur la pelouse après une charge plus bête que méchante de Luis Figo, a été pris à partie par plusieurs joueurs de la Roma. «Un joueur du Real n’a pas le droit de faire cela», regrettait amèrement Francesco Totti. «C’était une action confuse», s’excusait presque un Vicente del Bosque officiellement «satisfait du match très brillant des deux équipes». En fait, l’entraîneur du Real n’est pas dupe, même s’il affirme, en essayant de se convaincre, que «le Real aujourd’hui a joué dans un bon ordre». En fait, le schéma tactique testé au départ, un 4-2-3-1 bien dans l’air du temps, n’a jamais été respecté sur le terrain. Raul, qui devait être un peu décroché, a toujours joué sur les talons de Fernando Morientes, loupant trois énormes occasions, les deux hommes évoluant dans le même petit périmètre. Luis Figo, de son côté, a été inexistant en première mi-temps avant de se réveiller. Roberto Carlos, enfin, joue presque à la hauteur de Raul et ne revient plus défendre. Au milieu de ces solistes, Zidane est ainsi obligé de composer, voyageant aux quatre coins du terrain pour essayer de trouver une place. Heureusement, il y a Claude Makelele – de loin le meilleur Madrilène – qui se dévoue dans un rôle d’essuie-glace devant une défense livrée à elle-même. Pourtant, Zidane, fidèle à son image, évite soigneusement la moindre polémique. Il reconnaît, presque à la sauvette, que «c’est mieux de jouer devant deux récupérateurs» (Makelele et Celades) tout en affirmant que l’équipe, déjà qualifiée, avait «la tête au championnat». Abondance de biens Vainqueur au match aller (2-1), sans Zidane, d’une Roma en pleine préparation, le Real souffre en fait d’une abondance de biens sur le plan offensif et d’une maladresse chronique du trio Morientes, Raul et Figo désorienté par les changements tactiques à répétition pour incorporer Zidane. À 133 jours des festivités de son centenaire, comme l’annonce le décompte lumineux sur la façade du Bernabeu, le club merengue n’a pourtant plus droit à l’erreur en championnat où il navigue à dix points du leader et juste deux points devant le premier relégable. Dès samedi, il faut aller à Villarreal où opère l’Argentin Martin Palermo, bourreau des Madrilènes l’an dernier en Coupe intercontinentale avec Boca Juniors (2-1). Et puis, dans 15 jours, se profile déjà le derby de feu contre Barcelone au Bernabeu. Deux rendez-vous à ne pas manquer, même si le président Fiorentino Perez affirme qu’il «ne se passera rien avant décembre».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Real Madrid, qui s’est assuré la première place du groupe A en obtenant un petit match nul (1-1) contre l’AS Rome, reste toujours à la recherche d’un système de jeu permettant d’insérer efficacement Zinedine Zidane dans sa mosaïque de stars. Le meneur de jeu des champions du monde a retrouvé avec «plaisir» le parfum de la Ligue des champions, après une année d’abstinence imposée par sa suspension. Mais le Real a laissé filer ses premiers points de la saison après avoir longtemps couru après le score, même s’il reste invaincu en C1 à domicile contre un club italien depuis le premier mars 1967. Schéma pas respecté Fabio Capello, trop marqué par son passage au Real pour rechercher la polémique, a juste souligné en évoquant le but d’égalisation du Real qu’un «penalty sifflé à un moment où le...