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Actualités - Chronologies

France - Seb, le rival historique, reprend Moulinex à l’arraché

Seb, le rival historique de Moulinex, a été désigné lundi comme son repreneur par le tribunal de commerce de Nanterre, un mois et demi après le dépôt de bilan de l’entreprise normande qui avait été précipité par le refus de l’italien El.Fi, son principal actionnaire, de la recapitaliser. Le propriétaire des marques Seb, Calor, Rowenta et Tefal a proposé une reprise partielle de Moulinex portant sur son seul petit électroménager, à l’exception des deux foyers de pertes que sont les aspirateurs et les micro-ondes. Son offre, que préféraient le gouvernement et les dirigeants actuels de Moulinex, implique de ne conserver que 1 856 emplois sur les 5 990 que compte l’entreprise. Les syndicats préféraient l’offre concurrente du holding Fidei qui annonçait 2 920 emplois préservés. Dans les prospères années 80, Moulinex employait 30 000 personnes. En 2000, ses pertes ont atteint 130 millions d’euros et son endettement 766 millions. Seb a enregistré pour ce même exercice une croissance de 45,7 % de son bénéfice net à 51 millions d’euros et prévoit pour 2001 une augmentation de ce résultat supérieure à 15 %. Le premier accident de parcours de Moulinex remonte à 1985 lorsque l’entreprise, fondée en 1932 par Jean Mantelet, l’inventeur du presse-purée, annonce son premier plan social et la suppression de 1 300 emplois. Par la suite, de 1991 à 1995, Moulinex va régulièrement perdre de l’argent. En 1996, le n°1 français de l’électroménager s’engage dans un nouveau plan social. Pierre Bayau, nouvel arrivant à sa tête, décide de supprimer 2 400 emplois et de fermer les usines d’Argentan (Orne) et de Mamers (Sarthe). Mais alors que son plan commence à porter ses fruits, la crise asiatique en 1997 et la crise russe en 1998 portent un coup sévère à l’entreprise qui va se mettre en quête de partenaires, rares en raison de la gravité de sa situation. Seb a également connu une crise en 1998 et 1999 mais le plan de restructuration lui a permis de dépasser en 2000 ses objectifs de rentabilité, avec une augmentation de 22 % du résultat opérationnel à 153 millions pour un chiffre d’affaires en croissance de 2 % à taux de change constants à 1,8 milliard d’euros. En janvier 2000, Pierre Blayau annonce un nouveau plan portant sur la suppression de 2 000 emplois et la fermeture de Cormelles-le-Royal et Falaise (Calvados). Fin septembre 2000, Moulinex mise sur les synergies avec le gros électroménager et passe sous la coupe de l’italien El.Fi. qui le fusionne avec Brandt. À l’inverse, Seb se recentre sur le petit électroménager, des produits à plus fortes marges, abandonnant le chauffage et la climatisation, moins rentables. Patrick Puy, qui prend la direction du nouvel ensemble Moulinex-Brandt, annonce en avril 2001 la suppression de 4 000 emplois dans le monde, dont 1 500 en France, où trois usines doivent fermer. L’objectif de ce plan d’urgence était d’économiser 100 millions d’euros d’ici à 2003 pour permettre à cet horizon d’atteindre l’équilibre en réalisant un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros. Les analystes remarquent que les difficultés récurrentes de Moulinex ne reflètent pas celle du secteur. Sur les neuf premiers mois 2001, les ventes du secteur, calculées par le groupement professionnel Gifam, ont augmenté de 2,7 %. Sur les 12 mois cumulés à fin septembre, l’accroissement de l’activité globale est de 2,6 %.
Seb, le rival historique de Moulinex, a été désigné lundi comme son repreneur par le tribunal de commerce de Nanterre, un mois et demi après le dépôt de bilan de l’entreprise normande qui avait été précipité par le refus de l’italien El.Fi, son principal actionnaire, de la recapitaliser. Le propriétaire des marques Seb, Calor, Rowenta et Tefal a proposé une reprise partielle de Moulinex portant sur son seul petit électroménager, à l’exception des deux foyers de pertes que sont les aspirateurs et les micro-ondes. Son offre, que préféraient le gouvernement et les dirigeants actuels de Moulinex, implique de ne conserver que 1 856 emplois sur les 5 990 que compte l’entreprise. Les syndicats préféraient l’offre concurrente du holding Fidei qui annonçait 2 920 emplois préservés. Dans les prospères années 80,...