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Actualités - Chronologies

Nouveau scénario catastrophe : attentats - et attaque informatique combinés

Les experts craignent qu’un prochain attentat contre les États-Unis prenne une forme plus insidieuse : celle du cyberterrorisme, qui pourrait causer d’énormes dégâts en paralysant des réseaux vitaux, surtout s’il était combiné avec une attaque plus classique. «La possibilité de cyberattaques contre les réseaux informatiques des États-Unis et de leurs alliés est élevée», a déclaré Michael Vatis, ancien directeur de l’unité de lutte contre le cybercrime de la police fédérale (FBI), lors d’une récente audition au Congrès. M. Vatis a souligné que les conflits internationaux du «monde réel» ont désormais leur équivalent sur l’Internet. Jusqu’à ce jour, le piratage informatique n’a entraîné, principalement, que des dégâts financiers. Mais experts et juristes craignent une forme plus insidieuse de cyberterrorisme visant à endommager les réseaux et infrastructures de communication, menée en coordination avec une attaque «physique». «Le risque existe d’une attaque informatique beaucoup plus dommageable, après le déclenchement de la riposte américaine aux attentats du 11 septembre», écrit M. Vatis dans un rapport sur cette question. «Une telle attaque pourrait considérablement affaiblir les réseaux d’information des États-Unis et des alliés». Qui plus est, selon Harris Miller, de l’Association pour la technologie de l’information américaine, le nombre croissant d’attaques informatiques met en lumière la vulnérabilité des États-Unis. «Les terroristes pourraient retourner contre nous nos propres infrastructures informatiques, en bloquant nos réseaux, en perturbant les opérations en temps réel, en portant atteinte aux entreprises et aux particuliers», a-t-il dit. Pour lui, «nous devons agir dans le domaine du cyberterrorisme, et agir vite». Pour le sénateur Robert Bennett, ces attaques pourraient être combinées avec des attentats plus importants «pour produire un niveau de terreur et de peur maximum». «Lorsqu’une attaque physique majeure se produit, les dégâts sont encore plus importants si une deuxième attaque est menée contre les ordinateurs qui gèrent la réponse» à cette catastrophe, a-t-il insisté lors d’un débat à Washington. Dans ce cas de figure, «il y a destruction et en plus nous ne pouvons rien faire (pour y répondre) car nos réseaux informatiques sont bloqués». Duane Andrews, ancien responsable au Pentagone (ministère de la Défense) travaillant dans le secteur privé, craint une attaque commanditée par un État ennemi visant des réseaux vitaux, comme ceux du trafic aérien où de la distribution d’électricité. «Nous savons que certains terroristes feraient n’importe quoi pour leur cause», a-t-il déclaré. «Nous savons que plusieurs gouvernements se préparent à la guerre informatique». Selon lui, le niveau de préparation pour lutter contre ce type d’attaque aux États-Unis est «déplorable». Pour William Wulf, président de l’Académie nationale d’ingéniérie, la sécurisation des réseaux est fondée sur la technologie «firewalls» (mur à l’épreuve du feu) aussi inefficace qu’une ligne Maginot. «Une sécurité informatique efficace doit comprendre une réponse active, une sorte de menace, un prix à payer pour l’agresseur, en complément de la défense passive», a-t-il dit devant le Congrès. Le président américain George W. Bush a ordonné la création d’une commission consultative sur ce sujet. Mais, M. Wulf estime que les États-Unis ont besoin de davantage de professionnels spécialisés dans ce domaine «le plus vite possible», s’il n’est déjà trop tard.
Les experts craignent qu’un prochain attentat contre les États-Unis prenne une forme plus insidieuse : celle du cyberterrorisme, qui pourrait causer d’énormes dégâts en paralysant des réseaux vitaux, surtout s’il était combiné avec une attaque plus classique. «La possibilité de cyberattaques contre les réseaux informatiques des États-Unis et de leurs alliés est élevée», a déclaré Michael Vatis, ancien directeur de l’unité de lutte contre le cybercrime de la police fédérale (FBI), lors d’une récente audition au Congrès. M. Vatis a souligné que les conflits internationaux du «monde réel» ont désormais leur équivalent sur l’Internet. Jusqu’à ce jour, le piratage informatique n’a entraîné, principalement, que des dégâts financiers. Mais experts et juristes craignent une forme plus insidieuse...